Une exploration de la Corée,
subjective et fragmentaire.
Par Jérôme Carujo, papa, précédemment professeur de FLE à l'Alliance française de Séoul ; actuellement toujours aussi passionné par ce pays, sa langue, sa cuisine, sa culture...
Je reviendrai sur le titre du billet (qui n’est pas de moi), mais tout d’abord je tiens à noter qu’il a fallu que je parte en congés pour qu’un reportage sur la Corée soit diffusé dans le magazine 7 jours sur la planète sur TV5MONDE.
Non seulement un reportage sur la Corée, mais un reportage qui parle d’autres choses que de Corée du Nord, d’essais nucléaires ou de succession entre porcins psychopathes.
Comme quoi, tout arrive.
Qui plus est, le reportage a donné lieu à une exploitation pédagogique pour l’apprentissage du français (fiches pédagogiques et exercices en ligne, disponibles jusqu’au 8 juin ; dépêchez-vous)
Alors, ne boudons pas notre plaisir et visionnons la chose.
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Les plus attentifs parmi vous l’auront remarqué : ce blog a récemment connu une courte période d’accalmie pendant laquelle le rythme de publication de billets s’était légèrement ralenti.
Voire complètement arrêté.
Et, profitant de mon absence, Facebook s’est empressé de modifier le fonctionnement des pages « fans » et la façon dont elles pouvaient être reliées à un site.
Résultat : une fois toutes les connexions remises en place, la page Facebook de « Entre France et Corée » s’est retrouvée vide – plus de contenu, plus de contacts.
Quelques liens ont d’ores et déjà été remis, d’autres viendront : les billets de ce blog (si, si, il y aura de nouveaux billets), mais aussi d’autres infos que je peux trouver ici et là, mais pour lesquelles je ne souhaite pas consacrer un billet entier, par exemple cette vidéo sur Séoul.
Quelle vidéo sur Séoul ?
Et bien, venez nous rejoindre sur la page Facebook de Entre France et Corée pour la découvrir !
Inutile de revenir en détail sur la catastrophe terrible qui a frappé le Japon et dont les conséquences ne sont pas encore mesurables.
Devant un désastre d’une telle ampleur, même un pays aussi préparé que le Japon ne peut, seul, y faire face. Notre compassion doit se traduire en actions.
C’est pourquoi je vous invite tous à répondre à l’appel au don de la Croix-Rouge japonaisepar l’intermédiaire du site de la Croix-Rouge française en vous rappelant que si vous êtes imposable, un don vous permettra de bénéficier d’une réduction d’impôt de 75 % du montant de celui-ci. Un don de 100 € ne vous coûtera donc que 25 €.
Suite au bombardement de l’île de Yeonpyeong par la Corée du Nord en novembre dernier, Patrick Maurus avait été l’invité du magazine d’informations 7 jours sur la planète sur TV5MONDE.
Son analyse de la situation entre les deux Corées reste toujours aussi pertinente que — malheureusement — d’actualité alors que la Corée du Nord vient de menacer pour la énième fois de transformer Séoul en « mer de feu »™, en réponse à la reprise de manœuvres militaires conjointes entre la Corée du Sud et les États-Unis.
Ou, pour reprendre le titre originel, « Do you know South Korea?« .
Je n’imaginais pas qu’on puisse, en moins de 10 minutes, réussir à capture l’âme d’un pays, mais David Dutton vient de me prouver le contraire…
Un endroit calme, vidéo en mode plein écran, le voyage commence :
Voilà la ressource toute trouvée à montrer aux amis qui ne sont pas (encore) allés en Corée, avec pour risque de donner l’envie d’acheter un billet d’avion dans la foulée…
Et, pour ne rien gâcher, la vidéo est téléchargeable en haute définition sur le site de Vimeo (pour les membres, inscription gratuite).
Si vous êtes comme moi, alors peut-être vous ne connaissez pas le travail du New-Yorkais Scott Schuman.
Si vous êtes un tant soit peu au fait du monde anglophone de la mode, alors vous aurez immédiatement associé ce nom au blog The Sartorialist.
Au hasard de ses pérégrinations citadines, Scott Schuman va photographier des personnes choisies pour leur style vestimentaire unique, généralement loin des diktats de la mode. Il va parfois mettre en valeur certains détails, comme les bottes d’un ouvrier sur un chantier, même son travail se focalise davantage sur les portraits en pied.
Ses magnifiques photos, le plus souvent sans commentaire, ont fait de The Sartorialist l’archétype du blog de photos de mode en mettant joliment en avant la mode des rues de New York, de Paris, des Londres, des Florence ou encore de Milan… et aujourd’hui de Séoul, puisque Scott Schuman s’est récemment rendu à deux reprises dans la capitale coréenne, visiblement à l’invitation d’une société pour une campagne publicitaire.
L’occasion également de tirer quelques portraits, tel celui-ci.
Séoul présentée à un large public sous un autre angle que les sempiternelles tensions avec le Nord, ça ne peut pas faire de mal. Ne reste plus qu’à Scott Schuman de faire le même travail à Pyongyang.
Peut-être que les plus jeunes d’entre vous ne connaissent pas l’ex-phénomène CyWorld et de ses minihompies. CyWorld était LE réseau social avant tous les autres : un phénomène de société qui avait conquis la Corée entière bien avant que Facebook ne s’appelle thefacebook, un modèle cité par tous les experts en Web 2.0, une planche virtuelle à billets bien réels (avec un chiffre d’affaires qui dépassait les 100 000 dollars par jour).
Et un management qui n’a jamais su comment exporter ce modèle à l’extérieur de la Corée pour aujourd’hui perdre sa suprématie face au géant Facebook en Corée même.
Mais, en 2006, CyWorld semblait encore indétrônable sur la péninsule, avec ses minirooms, pièces virtuelles accueillant avatar et mobilier, autant d’éléments achetés à travers un ingénieux et précurseur système de micropaiement.
Chacun des 18 millions d’utilisateurs coréens prenait un soin minutieux dans l’élaboration de cette pièce virtuelle qui accueillait leur avatar qu’il fallait tout aussi minutieusement habiller.
Un phénomène dont Emil Goh, photographe sino-malais installé à Séoul, s’est inspiré pour la série MyCy où il confronte la pièce virtuelle imaginée et créée par des Coréens à la pièce bien réelle où ils vivent.
Un travail qui laisse l’imagination vagabonder à essayer d’imaginer qui sont véritablement les personnes photographiées : leur miniroom représente-t-elle un idéal ou une aspiration ou bien n’est-ce qu’un jeu, un clin d’œil — qui ne pourrait que nous échapper — réservé à leurs amis ?
Un retour tout en douceur pour ce blog pour présenter un très intéressant documentaire – en anglais – proposé par le New York Times.
Éh oui, petit écart avec la ligne éditoriale habituelle mettant en valeur des contenus francophones.
L’intérêt de ce reportage, en plus de ses qualités esthétiques dues à une magnifique photographie en noir et blanc, réside dans un traitement tout en finesse du sujet.
Là où il aurait été facile de tomber dans l’angélisme, la journaliste arrive en 5 minutes à montrer que l’engagement de ces jeunes n’a rien d’évident, alors que l’aventure humaine qui s’ensuit est d’une richesse émotionnelle aussi intense que bénéfique.
Le genre de vidéo à vous motiver pour du bénévolat.
Un article (toujours en anglais) vient compléter cette vidéo.
Un nouveau billet, un nouveau communiqué de presse de TV5MONDE ?
Mais bon, il est normal de prêcher pour sa paroisse et de se réjouir de voir que TV5MONDE est enfin bien distribuée en Corée, qui était l’un des derniers pays où il était compliqué de recevoir la chaîne.
Une nouvelle qui devrait réjouir les francophones et francophiles habitant la péninsule, d’autant plus que le sous-titrage en coréen est en route !
La première chaîne généraliste mondiale en français TV5MONDE est désormais disponible sur l’ensemble du territoire sud-coréen, dans l’offre de base du bouquet QOOK TV, la plus importante offre IPTV du pays, sur le canal 350.