3 octobre 2005

Un regard sur le manuel de coréen de Shim Seung-Ja et André Fabre, de la collection Langues-INALCO.


Dans la préface, les auteurs présentent ainsi le manuel :

Le premier volume de notre « manuel de coréen » se compose de 17 leçons comportant chacune une quinzaine de phrases. Chaque leçon offre dans l’ordre : un texte, les explications grammaticales, le vocabulaire, la traduction du texte et des exercices.

Cette structure est immuable tout au long du manuel. Les 5 parties de la première leçon se divisent ainsi :

  1. le texte : 15 phrases, à la fois en Hangul (l’alphabet coréen) et romanisées
  2. cinq pages de grammaire
  3. une page de vocabulaire
  4. la traduction du texte
  5. quatre exercices : deux de traduction (thème, version), un de transformation (passage à la forme négative), un de réemploi (production d’un énoncé contenant des éléments prédéterminés)

Cette structure est la même pour toutes les leçons, avec l’emphase sur la grammaire qui est parfois encore plus accentuée. Par exemple, la treizième leçon propose 12 phrases… pour 14 pages de grammaire !

On se place donc clairement dans une approche traditionnelle (basée sur le couple grammaire-traduction), avec une progression grammaticale et non de type notionnel fonctionnel.
Ici aucun objectif communicatif n’est jamais présenté. On ne se rapproche à aucun moment des réalités de la communication (sauf à considérer que des phrases du type « Jean est un homme. Jean est un être humain. Marie est une femme. Marie est un être humain. Jean et Marie ne sont pas des animaux » sont d’un usage quotidien). Or, s’il est précisé qu’il s’agit bien d’un manuel et non d’un guide de conversation facile, on pourra réfléchir à la pertinence d’utiliser des exemples aussi artificiels.
On retrouve clairement le modèle d’apprentissage des langues toujours dominant en Corée : méthode transmissive, imitative, dans laquelle on va s’appliquer à imiter des modèles à travers des exercices structuraux.

Plus gênants, actes de paroles (sens implicite donné à une phrase) et aspects sociolinguistiques ne sont pas plus abordés. Or la communication n’est jamais seulement linguistique, et le risque d’une mauvaise compréhension est alors d’autant plus grand qu’un locuteur coréen privilégie souvent le non-dit.
De manière plus globale, est-il possible de faire abstraction de la culture d’un peuple au moment de l’apprentissage de sa langue ? S’il est clair que ce livre n’est pas conçu pour être l’outil unique de l’apprentissage du coréen, aucune indication ne développe l’importance de compléter son apprentissage par des lectures annexes sur les aspects socio-culturels de la Corée.

Même s’il est bien évidemment possible d’apprendre ainsi une langue, je crois que le risque sera de se trouver bloqué par trop de grammaire. Il est à mon sens préférable de communiquer en faisant des erreurs que de chercher à construire des phrases grammaticalement exactes, idéal tellement difficile à atteindre.
C’est pourquoi je continue sur mon manuel en anglais Let’s speak Korean, qui suit une progression communicative en spirale et qui présente des phrases utiles dans la vie quotidienne. Je reviendrais d’ailleurs sur ce livre dans un prochain billet.

Manuel de coréen

Un livre de Seung-Ja Shim et André Fabre, de la collection Langues-INALCO, aux éditions L’Asiathèque
Disponible sur Amazon.fr

À lire aussi :

Ce billet a été écrit le Lundi 3 octobre 2005 à 7:36 et est rangé dans la catégorie Apprentissage du coréen. Vous pouvez suivre les commentaires de ce blog en vous inscrivant au fil RSS des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire, ou un rétrolien depuis votre blog.

25 commentaires to “Manuel de coréen”

genjo-sans-eau dit :

Salut ^^

Je te rassures, je suis étudiant à l’inalco et même Md Shim n’aime pas ce livre et ne nous le conseilles pas :)
Elle le trouve non complet et trop accès sur la grammaire (comme tu le dit).

C’est d’ailleurs "grâce" à ce livre que j’ai arrêté le coréen, pour reprendre avant les cours avec "parlons coréen" aux collections Harmattan. Tu le connais ? bien qu’étant un récapitulatif (et non une méthode selon moi) il est bien fait et montres bien les points à savoir (point très basiques cependant, c’est pour clea que je penses que c’est un bon récapitulatif).

L’as-tu déjà lus ?

Au revoir

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zenonsoul dit :

Tiens ! Je suis assez surpris par votre critique vis à vis de ce bouquin..
Avant de l’acheter je m’étais un peu renseigner sur les livres français pour l’apprentissage du Coréen et j’ai opté pour celui-ci, les critiques étant généralement bonnes..
Il est vrai que ça peut paraître compliquer, qu’on ne se sent pas progresser de suite et qu’on n’a pas tout de suite les phrases "utiles", de base ou nécessaire à l’amorce d’une conversation mais moi j’aime beaucoup la grammaire, toutes ces règles à retenir.. Ahla la.. Bref ! C’est un manuel qui nécessite une bonne dose de motivation et une certaine patience..
Honnêtement je ne l’ai pas fini ! J’en suis à la 13ème leçon sur 17 et je me repose un peu en ce moment car je le travaillais en moyenne 1h par soir sauf le week-end..
En ce moment j’apprends du vocabulaire, expression-type et m’habitue à l’écoute (avec musique et films) pour compléter ma 1ère approche de la langue..

Voilà donc moi je conseillerai bien ce manuel, à condition que vous aimez la grammaire et que vous êtes très motivés (pour un début) ! Allez COURAGE ;)

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Jérôme Carujo dit :

Genjo > C’est fort tout de même que l’auteure elle-même ne conseille pas son bouquin. Cela dit, c’est également rassurant. ;P Je ne connais pas « Parlons coréen ». En fait, j’ai déjà trop de livres, le mieux est maintenant d’étudier ceux que j’ai plutôt que de continuer la collection. ^^

zenonsoul > Si on aime la grammaire, alors c’est sûr qu’on va trouver de quoi satisfaire ses vices sa passion dans ce livre. ;P D’ailleurs, comme je le disais, cette approche traditionnelle est toujours très utilisée en Corée et -à ma grande surprise- j’ai rencontré là-bas des personnes parlant très bien français sans avoir vécu en France (mais en ayant suivi des cours à l’Alliance Française, donc basés un minimum sur l’approche communicative). Pour ma part, je ne pense pas que le couple grammaire-traduction constitue le chemin le plus direct si on souhaite parler et interagir en coréen, mais l’essentiel en situation d’autodidaxie est de suivre ce qui nous convient personnellement.

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lili dit :

Salut, j’aimerais me procurer ton livre "Let’s Speak Korean" . Tu sais ou je peux le trouver ? ( je suis sur Paris) .
Merci !

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Caroline dit :

Je n’aime pas ce manuel pour les mêmes raisons, et aussi parce que toutes les phrases sont écrites avec leur translittération en écriture latine. Je préfère nettement le manuel avec lequel j’étudie actuellement : "J’aime le coréen" de Soyoung Yun-Roger (ed. Shinasa). On le trouve à la librairie You-Feng, y compris en ligne. Il y a beaucoup de vocabulaire pratique et les situations sont plus modernes : noter un numéro de téléphone, commander au restaurant, etc.

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Agnes de Seoul dit :

Jerome, bonsoir.
Bravo pour ce post. Ce bouquin le merite ! Pour ma part, j’ai craque apres 3 lecons : n’ayant pas de diplome en linguistique, les 2/3 des explications grammaticales a base d’anteposition, d’allatif, de suffixe verbal jonctif et j’en passe, m’echappent totalement. A Seoul, on travaille avec des livres destines aux anglophones et aux japonais, rien pour les francophones malheureusement.
Bon courage a tous ceux qui apprennent cette langue exigeante mais passionnante.

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Chris dit :

Bonjour ! Je voudrais vous demander si vous sauriez me conseiller entre la méthode Assimil coréen et le manuel "J’aime le coréen" de Soyoung Yun-Roger (éd. Shinasa). Laquelle de ces 2 méthodes est la meilleure ? Se complètent-elles ? Merci d’avance ! Au revoir.

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Rien dit :

Vous parlez de "Let’s speak korean" ou encore de "J’aime le coreen" avec ses situations pratiques.

Seulement s’il y a bien une chose importante dans une langue c’est sa grammaire pour la simple et bonne raison qu’elle ne change pratiquement pas au fil du temps.
Contrairement aux mots, aux expressions, qui eux changent regulierement, soit de valeur ou de forme.

Apprendre le coreen avec un manuel de conversation fait pour etre lu dans l’avion, pourquoi pas dans un but de touriste.
Ici nous avons un livre concu avec l’INALCO et ayant donc pour but de former plus tard des traducteurs, interpretes, etc., comme cette ecole sait le faire.

Je ne vois pas trop en quoi on peut comparer ce manuel avec "Let’s speak korean" ou autre car ils sont concus pour deux attentes completement differentes.
L’une est de connaitre la langue sur le bout des doigts (ce qui permet entre autre de ne pas se payer l’etiquette touriste a chaque fois que l’on ouvre la bouche), l’autre a savoir ou sont les toilettes, ou va le bus etc.

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Minette dit :

Bonjour,
Je serais en France, a Paris, cet ete (fin juin a fin aout) et je desirerais echanger des lecons de coreens contre des lecons de francais, pouvoir parler francais.
Je suis etudiante en francais en Coree, si un etudiant de coreen est interesse, ecrivez-moi. Je serais tres heureuse de pouvoir echanger. J’arrive a Paris le 28 juin.
A bientot.
Minette

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tran dit :

pour Minette :
je suis à Paris et commence à étudier quelques rudiments de Coréen pour y aller 1 mois à partir du 17 juillet. Avant cela, ce serai un plaisir de te rencontrer pour échanger un peu. Je débute en coréen … mais pas en français !
bertrand_88@hotmail.com

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tony dit :

j’ai étudié le coréen à Paris 7. J’ai moyennement aimé leur manuel. Je me suis acheté " j’aime le coréen " à gilbert joseph pour réviser un peu et je le trouve pas mal. Au moins il est en français et agréable à lire fournie avec un CD pour les dialogues et prononciation. ^^

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amberine dit :

bonjour minette!! je suis à paris et j’ai lontemps cherché comment apprendre efficacement le coréen, et il me semble que le fait d’apprendre avec une vraie coréenne c’est le meilleure moyen et vice versa.. je te laisse mon mail si ta besoin de moi: la_zina_du_bled213@msn.com
voilà au plaisir de discuter avec toi….

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kyon dit :

je ne comprends pas pourquoi l’inalco n utilise pas son manuel si il est si bien fait que ça… les professeurs nous font utiliser un manuel de l université Yonsei …

à paris 7 j ‘ai utilisé le manuel HAnguko de l université de séoul .

récemment j’ai emprunté d’autres methodes à la bibliothèque afin de comparer les methode . i

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Benoit dit :

Salut Jerome,
(pas d’accents, ni cedille sur les claviers coreen)

Merci pour cette petite critique du manuel,
je voulais me le procurere pour en faire une analyse dans le cadre de mes etudes. J’etudie la conception des manuels de coreen en ce moment et jeme dois de connaitre ceux qui sont a disposition des francais. Ca va aller vite, puisqu’il n’y en a quasiment pas.^^

En tout cas merci, pour ces informations elles me sont tres utiles

Il existe egalement un manuel, qui ne me semblent pas disponible en France, edite en Coree, redige en francais.
J’aime le coreen de Soyoung Yun-Roger
edite par shinasa en 2006.

Il est un peu tot pour que je puisse te fournir une critique, mais si ca t’interesse je peux te fournir celle que j’utiliserai pour mon memoire de fin de semestre.

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veronique dit :

bonjour, j’ai commencé à étudier le coréen par le biais de ressources en anglais ( integrated korean, site sogang universite, koreanclass101.. ) et comme je ne maitrise pas totalement l’anglais je souhaitais un livre en français pour certaines nuances grammaticales. Au vu de tout ce que j’ai pu lire sur les forums, il n’y aurait aucun livre correct en français . Habitant en province, je me suis donc décidée à en choisir un sur internet , un peu au hasard. J’ai donc ce manuel depuis 3 jours. J’ai été déçue de la transcription romanisée. Par contre j’ai trouvé « reposant » de pouvoir lire une explication directement dans ma langue maternelle, je cherchais un éclairage en matière de grammaire, et même si effectivement il n’y a pas tout, j’ai trouvé un interêt à ce que j’ai pu lire. Par contre il faut déjà avoir des bases à mon avis pour pouvoir en retirer quelque chose de satisfaisant. Des amis m’ont dit qu’en Corée on trouvait des livres d’apprentissage du coréen en français, je dois y aller en fin d’année, je ne vais pas manquer d’aller jeter un oeil ^^

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Benoit dit :

@Benoit : je m’autocorrige, ce livre est deja disponible en France…

Il est a mon sens de loin le plus facile a apprehender pour un debutant jusqu’a maintenant, quoi que peut etre un peu trop precis sur la prononciation des les premieres pages.

Un bon debut et un support bien plus sur que les methodes assimil si l’on envisage un apprentissage de fond, et non acquerir quelques phrases pour deux semaines de vacances.

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Jérôme dit :

@Benoit : Désolé, mais je ne peux pas laisser sous-entendre que ce Manuel de coréen soit un bon livre. Pour moi on est là au degré zéro (bon, OK, au degré 1) de la didactique des langues. N’hésitez pas à relire le billet pour savoir pourquoi je pense ainsi…

La méthode Assimil, malgré tous ses défauts, offrira malgré tout davantage que ce Manuel de coréen dont la place est au musée, et encore… Il n’a même pas l’excuse d’avoir été écrit à une époque où l’enseignement-apprentissage des langues ne se concevait encore qu’à travers une approche traditionnelle : en 1995, la méthodologie structuro-globale audiovisuelle avait déjà 30 ans, l’approche communicative existait depuis 20 ans !

Je n’ai pas eu l’occasion de lire le manuel de Soyoung Yun-Roger, mais j’ai bon espoir qu’on tienne là enfin un ouvrage de qualité et en français pour l’apprentissage du coréen.

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benoit dit :

@Jerome,

Attention le bon livre dont je parle n’est absolument pas celui de Shim Seung Ja, je parlais de celui de Soyoung Yun Roger… qui lui offre un bon point de depart pour des apprenants francophones. On peut parler d’ouvrage de qualite car il est jusqu’a maintenant de loin le mieux concu, mais il conserve des defauts que je detaillerai la semaine prochaine. Je t’en proposerai une critique par mail si tu veux.

Je l’ai achete et sui en train de le decortiquer

Celui du billet et effectivement a mettre au placard il l’etait deja avant meme de paraitre c’est evident…

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Jérôme dit :

@benoit : Merci Benoit de cette précision, car je n’avais pas compris que le livre dont tu parlais en bien était celui de Soyoung Yun Roger. :)

Oui, ça m’intéresse de savoir ce que tu en penses…

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Zoou dit :

Je voudrais vraiment apprendre le Coréen mais j’arrive vraiment pas a me décidé sur quel livre choisir pour débuté !!

Je voudrais vraiment avoir vos avis sur le meilleur livre a choisir !!

Merci =)

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Gauthier dit :

Bonjour,

J’aurais voulu savoir si quelqu’un avait reçu les propos de benoit concernant son mémoire et surtout sa lecture du livre de Soyoung Yun Roger.
Je me le procurerai si je n’obtiens pas de réponse rapidement mais j’hésitais encore entre « let’s speak korean » et « j’aime le coréen » de soyoung.

Je comprend l’anglais donc pas de problème de ce côté la. Je pars dans 5 mois pour la Corée (pour y passer 4 mois) et j’aurais aimé approcher la langue une première fois avant mon départ.

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benoit dit :

Ah oui, j’avais vaguement oublié que j’avais promis de donner mon opinion dessus.

Avant tout c’est un manuel qui s’adresse à des apprenants débutants, ou faux-débutants du coréen. L’auteur le défend comme étant le fruit de l’analyse de plusieurs années d’enseignement du coréen auprès d’un public français et elle est honnête dans la présentation de son ouvrage.

Le manuel est constitué de 5 parties constituants les leçons préparatoires a un bon apprentissage de la langue, à savoir une présentation générale de la langue destinée à préparer psychologiquement aux difficultés et aux facilités qui l’attendent, de 3 leçons consacrées aux l’alphabet coréen, et d’une série d’exercices de prononciation.

Les leçons qui suivent, dix au total, sont orientées autour de dialogues, entre deux et trois par leçon, reflétant des situations de la vie quotidienne en Corée. Celles-ci sont réalistes, les phrases employées et les expressions enseignées sont relativement fidèles au style oral en comparaison de ce que propose la plupart des manuels disponibles pour les Français.

Enfin ces dix leçons sont complétées par des annexes regroupant des exercices de révision supplémentaires, un mémo grammatical, la traduction des dialogues, les corrigés des exercices, un index grammatical, et un lexique français coréen et coréen-français.

Chaque unité se compose de deux ou trois dialogues relativement courts de deux à un petite dizaine de répliques chacun, d’une liste de vocabulaire indépendante pour chacun des dialogues, d’explications grammaticales, et des expressions supplémentaires utiles. Enfin une dizaine d’exercices d’application sont également proposés.

Voilà pour la partie descriptive.

Les points positifs :
-Ce manuel présente des leçon de coréen avec l’intégralité des explications en français. Ces explications sont très exactes et complètes ; elles sont une base solide pour commencer un apprentissage sûr du coréen.
-Les dialogues sont réalistes et reflètent relativement fidèlement, dans leur contenu, les situations de la vie courante en Corée et la culture coréenne.
-La quantité de points de grammaire et de vocabulaire présentés dans cet ouvrage est suffisamment importantes pour couvrir des situations non présentées par les dialogues et élargir les capacités linguistiques a des situations plus variées.
-La grammaire est solidement présentée et de nombreux exercices sont proposés afin de bien assimiler les nombreux points grammaticaux abordés dans les leçons.

Les points négatifs :
-Alors que la partie dialogue et vocabulaire de chaque leçon occupe une page et demi environ, le partie grammaire en occupe au moins entre 4 et 6. Même si on peut voir comme positif la présence d’explications grammaticales solides, la longueur de celles-ci et la quantité de détails, aussi utiles soient-ils, peut être un frein à l’apprentissage.
-Même si les dialogues sont enregistrés et proposés sur CD, aucun exercice de compréhension orale n’a été envisagé dans cet ouvrage. De plus, on regrettera également l’absence d’exercice de compréhension écrite, de production écrite et de production orale. Alors que la plupart des manuels émanant des universités coréennes sont prévus pour que l’apprenant développe ces 4 compétences langagières (productions orale et écrite, compréhension orale et écrite), il s’avère que ce manuel ne présentent que des exercices basés sur le couple traditionnel grammaire-traduction. C’est sur ce point que ce manuel s’éloigne de ses prétentions pédagogiques sur les compétences langagières.
-On notera également que le rythme de progression est relativement rapide et que même si 10 leçons semblent un package de cours assez court, le niveau de progression est rapide. En fait celui-ci nécessite un temps d’assimilation que quelques exercices et activités communicatives supplémentaires auraient idéalement comblé. Dommage que ceux-ci n’ai pas été envisagés.

En conclusion, je dirais que même si ce manuel est encore loin de l’outil idéal que peut espérer un français pour apprendre le coréen (à ce titre, un long chemin est encore a parcourir), les explications solides et qui plus est en français sont un progrès indéniable qui séduira surement l’apprenant à la recherche d’un outil crédible.

Je le recommande pour les apprenants motivés et désireux d’acquérir des connaissances grammaticales solides, qui sont soient dit en passant, un excellent point de départ à un apprentissage plus approfondi.

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Laurent dit :

Je désapprouve la critique formulée par Jérôme et me rapproche de certains en soulignant que ce manuel est adapté à un public particulier. Il est fait pour ceux qui sont prêts à fournir un important travail d’analyse et à acquérir de solides notions fondamentales de grammaire. Tout le monde n’est pas disposé à fournir un tel travail, pour ceux qui préfèrent une approche conviviale, d’autres méthodes existent.
Cependant cette méthode reste à mon avis excellente, c’est par elle que j’ai commencé avant de poursuivre sur d’autres méthodes, principalement parce que ce manuel de coréen ne comporte hélas qu’un seul volume. Je regrette le côté bien moins complet de la grammaire des autres méthodes.

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Noémie dit :

J’aimerais avoir votre avis!
Alors, j’aimerais apprendre le Coréen. Je me demandais si la méthode assimil était bien? Es qu’elle est complète et tout?

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Kimi dit :

Petite précision, le manuel de coréen d’André Fabre a été fait par le créateur de cette section à l’Inalco et concerne en réalité SURTOUT les étudiants de l’Inalco qui étudient cette langue, c’est donc normal qu’il ne soit pas vraiment accessible… En ce qui concerne la méthode assimil, la méthode étant du même auteur, je doute que ceux qui n’ont pas été convaincu par son autre livre de langue apprécient celui-ci….

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