4 décembre 2005

La séance de rattrapage se poursuit avec cette présentation de l’ouvrage de Juliette Morillot, un livre indispensable sur la Corée.

Je commencerais par remercier Julien, excellent ami, qui a eu la gentillesse de me prêter cet ouvrage.
Comme il me l’avait dit en me le prêtant, il s’agit d’une véritable référence pour qui veut aborder l’Histoire et la culture de la Corée. Chaque chapitre présente les informations essentielles et constitue une excellente synthèse de la question abordée.

De par son parcours, l’auteur, Juliette Morillot, a une véritable légitimité à nous emmener à la découverte de la Corée, pays de contrastes.
En effet, elle connait intimement les différentes facettes de ce pays, ayant été étudiante puis professeur d’université, ayant partagé la vie des laissés-pour-compte du miracle économique, ayant travaillé dans les rizières ou encore dans une maison de bains publics, ayant passé des mois dans des monastères boudhistes…

Il s’agit donc d’une vision éclairée et éclairante sur un pays encore peu décrit en français qui nous est offerte ici.


La Corée : Chamanes, montagnes et gratte-ciels
Éditions Autrement, 284 pages, 1998
Disponible sur Amazon

Présentation de l’éditeur

Aux confins de la Mandchourie, prise en tenaille par ses deux puissants voisins la Chine et le Japon, la Corée n’a guère connu de répit au cours des siècles. Invasions, guerres, elle demeura longtemps terra incognita préférant fermer ses frontières plutôt que de risquer de nouveaux conflits. Après avoir reconstruit spéctaculairement son économie au lendemain de la guerre, la Corée a su aussi se débarrasser du démon des dictatures militaires et entrer dans une ère de démocratie. Mais à l’aube du XXIe siècle, l’ancien Royaume Ermite, devenu l’un des dragons les plus puissants de l’Asie, doit affronter une terrible débâcle économique. Quel avenir pour cette Corée ébranlée dont une épée de Damoclès menace la stabilité ? Au Nord, de l’autre côté du 38e parallèle, survit tant bien que mal la Corée de Kim Jong-il, l’un des derniers bastions du communisme. Un pays fermé, affamé, surarmé. A la rencontre d’hommes et de femmes au tempérament fougueux, passionné, et terriblement orgueilleux. Rencontres au quotidien, derrière les murs, au cœur des villes, dans les montagnes. Chercheurs de ginseng ou courtisanes, moines ou ouvriers. Une nation dont l’Occident ignore tout ou presque, pleine de contrastes alliant une tradition chamanique venue du fin fond de la Sibérie à une stricte structure sociale basée sur le confucianisme. Une nation entre yin et yang.

Biographie de Juliette Morillot

Diplômée de l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris et historienne de formation, Juliette Morillot a longtemps vécu en Extrême-Orient et en Corée dont elle parle la langue. Proche du peuple coréen, elle a partagé sa vie quotidienne dans les villes, les temples ou les rizières, elle éprouve pour ce pays farouche une réelle passion. Outre de nombreux articles et reportages sur la civilisation et la culture coréennes, elle a publié plusieurs livres et romans historiques.

Introduction (extraits)

Étrange pays que la Corée qui, dès les premiers instants, décourage, agresse, ne laissant à l’étranger pour première impression que la curieuse et déroutante sensation d’être « de trop ». Dans l’avion déjà, les sourires des hôtesses, leurs costumes multicolores sont de piètres réconforts face au dépaysement hostile qu’affronte l’étranger. Soudain perdu, lui qui a pourtant parcouru tous les pays du monde, l’étranger cherche parmi les passagers ces Asiatiques mythiques imaginés à travers ses lectures, mystérieux et raffinés. L’Orient fait chair. L’étranger a rêvé. De femmes au visage de lune, douces et sensuelles. D’hommes à la courtoisie si policée qu’elle en paraît hypocrite.
Il ne voit que des businessmen pressés, indifférents aux voisins qu’ils enfument, des femmes parlant fort comme si elles haranguaient le monde entier, s’engouffrant dans l’avion en bousculant les autres voyageurs sans jamais demander pardon, des groupes d’étudiants aux allures de collégiens américains, curieux mélange de timidité et d’arrogance.
Et pourtant, les visages sont harmonieux, épanouis, comme sur les photos des dépliants touristiques. Enfin installé entre deux passagères discutant sans vergogne par?dessus son épaule, l’étranger cherche alors dans les pages de papier glacé de la revue de la compagnie aérienne de beaux paysages sur lesquels fermer les paupières. Il voit des montagnes splendides couvertes d’érables rouges, des temples multicolores et des céramiques vert de jade… Et il rêve encore en tentant de trouver le sommeil au milieu du brouhaha tandis qu’autour de lui des enfants crient et des femmes bavardent en mordant dans des tentacules de pieuvre séchée à l’odeur épouvantable… Les yeux rivés sur les dragons entrelacés des couvertures, l’étranger fait appel à ses réserves de patience.
Mais, arrivé à Séoul, le miracle tant attendu ne se produit toujours pas. Dès l’aéroport, la foule bouscule, s’irrite, éructe, ne respecte pas les files d’attente. Quant à la capitale, son immensité, sa pollution, ses passerelles, ses souterrains, ses dédales de rues inextricables encombrées de voitures du matin au soir, elle affole, déroute, exaspère. Impossible de marcher sur les trottoirs tant la foule est dense. Indifférente aussi.
Comment se repérer dans cette capitale tentaculaire dont les habitants semblent mus par une machine interne infernale qui les fait courir dans tous les sens sans jamais se soucier du voisin ? Fatigue, épuisement, découragement commencent à poindre devant la nourriture terriblement épicée, les prix exorbitants, les distances infranchissables sans bottes de sept lieues et les heures perdues dans les embouteillages. Communiquer, il faut communiquer. Mais comment ? Certes, beaucoup de Coréens-citadins parlent anglais, mais ont-ils seulement le temps ou l’envie de s’arrêter ? de répondre aux questions embarrassées de ces « visages pâles à long nez et yeux ronds » ?
« Découvrez la vie des Coréens, prenez le bus », serinent les guides… Armé de tout son courage, l’intrépide voyageur se lance dans l’impossible découverte de la ville. Les rues défilent, invisibles derrière la masse des passagers tandis qu’un homme pendu à la poignée du bus lui enfonce son coude dans les côtes à chaque chaos, lui soufflant une haleine d’ail dans le visage. Pas un mot d’excuse. L’étranger a le sentiment odieux de ne pas exister.
L’étranger baisse les bras. Le constat est simple : coup de foudre ou rejet. Connaît-il, l’étranger, la loi du nunch’i[1] , cette clé invisible tissée de regards échangés sans laquelle en Corée l’individu n’existe pas aux yeux des autres ? Pourquoi en effet mettre en branle une relation sociale si chacun demeure un élément anonyme ?

C’est en prenant le temps de toujours allumer dans les regards cette étincelle magique du nunch’i qu’au cours des ans j’ai découvert la Corée. Une Corée méconnue, pleine de contrastes. Rigoriste. Travailleuse. Mais aussi fantaisiste, brouillonne, pleine de vie, latine presque. Une Corée qui ne se dévoile pas en un jour, en quelques semaines mais au fil des ans. Une Corée généreuse, chaleureuse qui se terre dans les campagnes au pied des montagnes, dans les ruelles des villes, derrière les murs. La Corée intime des femmes à leur toilette. Formes rondes et luisantes des jarres au soleil. Bombé craquant des robes. Transparences. Nuques pâles rayées d’une épingle d’argent. Douceur soudaine de la lumière, des sourires, larges, rayonnants. Pics de granit couverts d’érables rouge sang. Tuiles bleues palatiales et ginkgos jaune d’or. Rizières changeantes, rousses et brunes. Spectacle immuable des vieux assis sous les ormes. Vêtus de lin blanc, coiffés de hauts-de-forme en crin de cheval, sortis tout droit de la dynastie des Yi.
(…)
C’est à la découverte de cette Corée prise au collet par la modernité que je vous invite. Une Corée profondément marquée par l’histoire qui sort à peine d’années sombres d’efforts économiques, couronnés de succès il est vrai, et de régimes autoritaires qui, bien qu’impopulaires, ont imprimé leur sceau dans les mentalités. Une Corée qui, à force de vivre des bouleversements sociaux à un rythme effréné, n’a pas toujours eu le temps de s’adapter aux nouvelles donnes. Une Corée de contrastes. Entre yin et yang.


Sommaire

  1. Le fardeau du passé
    Des origines de la péninsule à la partition Nord-Sud, des siècles d’invasions, d’humiliations successives ont forgé l’âme coréenne et son orgueil opiniâtre.
    1. Le Royaume ermite
      À l’aube XXIe siècle, la Corée demeure l’un des pays les plus méconnus d’Asie. Des siècles d’invasions destructrices ont conduit les Coréens à fermer leurs frontières et à transformer leur patrie en  » royaume ermite « . Cette tradition de repli remonte au XVIIe siècle, lorsque la péninsule n’apparaissait même pas sur les cartes de navigation. Deux cents ans seront nécessaires pour que la Corée finisse par s’ouvrir au monde sous la pression des puissances internationales.
    2. Sous la botte japonaise
      1910-1945, trente-cinq années de colonisation japonaise. La Corée est écrasée, sa langue est interdite, et ses femmes sont exploitées au-delà de l’horreur. Cinquante années plus tard, des milliers de femmes envoyées comme esclaves sexuelles au service de l’armée nippone demandent des excuses au gouvernement japonais.
    3. La balafre
      Taillé en deux zones au lendemain du second conflit mondial, la guerre (1950-1953) achève de dévaster le pays, entraînant des millions de morts et des destructions immenses. La menace d’une reprise de l’affrontement Nord-Sud demeure présente dans les esprits et la propagande. Une peur régulièrement attisée par les attentats fomentés par le mystérieux régime nord-coréen.
    4. Yankees go home !
      À travers le destin tragique d’une prostituée d’un quartier de base militaire, c’est une page de l’histoire du monde qui se tourne. Aux américains tour à tour adulés et haïs ont succédé les nouveaux Russes…
    5. La plume et le bâillon
      De l’après-guerre à la démocratie : un demi-siècle à double visage. Celui d’un essor économique fulgurant, mais aussi d’un peuple bâillonné par les dictatures militaires. Cinquante années de nouvelles déchirures sociales au coeur de l’inspiration littéraire et artistique.
  2. Hommes et femmes : vitalités
    Malgré la présence lancinante à ses portes des empires chinois et japonais, le peuple coréen a su cultiver avec passion une civilisation originale. De ses ancêtres venus des confins de la Sibérie, il a conservé le caractère farouche, les croyances et les coutumes. À la découverte des hommes et des femmes de Corée, leurs nuits, leurs jours, rêves et pensées.
    1. Aux sources de la vie
      De la naissance à la mort, les saisons de la vie coréenne au quotidien, rythmées par un cycle lunaire de soixante années. Une genèse de l’ »homo coreanus », hier et aujourd’hui.
    2. Neige et flammes : le riz et le kimch’i
      Blancheur tendre du riz et feu des piments, symboles quasi initiatiques de la culture coréenne. Pas de repas sans riz et kimch’i, qui les bases de l’alimentation au pays du Matin-Calme.  » Can you eat kimch’i ? « , question rituelle et cent fois entendues, posée au voyageur sur le ton de l’ironie. Qui, sinon un Coréen véritable. pourrait absorber tranquillement ce mélange incendiaire de piments, d’ail et de choux ?
    3. Épouses et courtisanes
      Amour et mariage sont-ils compatibles ? Les Coréens, qui possèdent deux termes pour décrire l’amour, ont-ils résolu le problème ? Les dessous de la vie amoureuse et conjugale dans un pays où le taux de divorce n’est que de 15%. Derrière les portes d’une maison de Kisaeng, rencontre avec des courtisanes des temps modernes.
  3. Voies spirituelles
    Gongs et cymbales, chamanes tourbillonnant sur fond de gratte-ciel. Psaumes flottant au-dessus des temples au coeur des montagnes. Robes grises des moines en méditation. Ferveur latine et mantilles de dentelle blanche à la cathédrale catholique de Myôngdong à Séoul. Kaléidoscope d’une Corée religieusequi, malgré un passé historique mouvementé, a su trouver un équilibre entre religions étrangères (boudhisme, christianisme) et chamanisme.
    1. Chamanes et esprits, le fil d’Ariane
      Au coeur des villes, entre gratte-ciel et cités-dortoirs, retentissent les gongs et les cymbales de chamanes venus tout droit du lointain passé ouralo-altaïque du pays… Le chamanisme au secours de la Corée moderne.
    2. Montagnes, la proximité des dieux
      Dans les montagnes, royaume des dieux, pousse le ginseng et rôdent les tigres. Pilier de la mythologie coréenne, la montagne, qui couvre 70% de la superficie de la péninsule, représente un monde initiatique à la conquête duquel l’homme, habitant des palines, va se lancer.
    3. Le creuset religieux
      Alors qu’un bouddhisme aux habits neufs séduit l’Occident, les Coréens tentent de dépoussiérer leur relation avec cette religion qui ne compte plus que 23% d’adeptes. L’influence du christianisme, au contraire, ne cesse de croître. Le « ce que je crois » des Coréens.
  4. Cohésions sociales : lettres et pinceaux
    Le confucianisme, véritable ciment social, a permis d’endiguer l’orgueil farouche des Coréens et d’inventer cette société terriblement unie et efficace, outil du fameux miracle économique. A l’aube du XXIe siècle, ébranlée par une terrible crise financière, la Corée confucéenne et nouvellement démocratique va affronter de nouveaux défis. Pourra-t-elle conserver les valeurs qui ont fait sa force et poursuivre son ascension économique et sociale ?
    1. Le modèle des lettres
      Pour permettre à chacun de ses sujets d’avoir accès à l’écriture, un roi humaniste invente au XVe siècle un alphabet parfaitement adapté à leur langue qui est plus proche par ses origines du turc que du chinois. Tout au long de l’histoire mouvementée du pays, cet alphabet va devenir symbole de l’unité et de l’originalité de la culture coréenne.
    2. Le modèle confucéen, assise ou carcan ?
      Les rouages de la société la plus confucéenne du monde. Un univers extrêmement hiérarchisé dans lequel les maîtres mots demeurent éducation et civisme.
    3. La Corée en marche
      Depuis la fin de la guerre, la Corée est parvenue au rang des nations riches et industrialisées. Mais comment la société vit-elle ces bouleversements ? Dans ce paysage social mouvant, les valeurs qui ont permis la cohésion et la force du peuple coréen peuvent-elles perdurer ? La nouvelle Corée démocratique découvre des maux inconnus jusqu’alors, scandales financiers, corruption et, pour couronner une situation morose, doit affronter une débâcle économique sans précédent. Quel avenir pour ces jeunes générations déchirées entre hier et demain ?
  5. La Corée en chiffres
  6. Chronologie comparée
  7. Documentation

Si vous ne lisez qu’un livre sur la Corée, lisez-celui-là.

Notes

[1] Nunch’i peut se traduire grossièrement par « regard, échange de regards». Tant que quelqu’un n’a pas créé de nunch ‘i avec une autre personne, il reste un élément anonyme de la société, un inconnu pour lequel il n’est pas besoin d’engager une relation sociale. La froideur ou l’incorrection n’existent pas, puisqu’il n’y a pas de relation véritable. La vieille femme bousculée dans la rue que personne n’aide à se relever malgré son âge n’existe tout simplement pas aux yeux des autres. En revanche, a-t-on par hasard croisé son regard quelques minutes auparavant et créé ce nunch’i qu’elle devient soudain aussi importante que votre propre grand-mère. La face du monde change. La relation devenue humaine, d’homme à homme, entraîne aussitôt le respect. La vieille femme sera choyée et reconduite en taxi chez elle… (Cet exemple vécu véhicule une légère incohérence car son « héroïne » âgée aurait dû attirer le respect. Sa pauvreté explique sans doute le comportement des passants.)

À lire aussi :

Ce billet a été écrit le Dimanche 4 décembre 2005 à 15:02 et est rangé dans la catégorie Livres sur la Corée. Vous pouvez suivre les commentaires de ce blog en vous inscrivant au fil RSS des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire, ou un rétrolien depuis votre blog.

8 commentaires to “La Corée : Chamanes, montagnes et gratte-ciels de Juliette Morillot”

Guillaume dit :

Bonjour !

J’ai eu l’occasion de discuter un tout petit peu avec Juliette Morillot qui est une personne tout à fait sympathique.

Je l’ai erncontrée par hasard à l’occasion d’une manifestation littéraire.

Son livre "Corée, Terre des Esprits" est magnifique !

Voici le lien amazon : http://www.amazon.fr/exec/obidos...

RépondreRépondre

Jérôme Carujo dit :

C’est tout à fait vrai que ce livre est vraiment magnifique. Les photos sont superbes ! Et le texte bien sûr toujours de qualité.
Il faudra que j’écrive un petit billet dessus, car ça fait déjà bien longtemps que je l’ai lu et je n’en ai pas encore parlé.

RépondreRépondre

Guillaume dit :

Juliette Morillot a-t-elle des projets en cours ? Je serais curieux de lire du nouveau de sa part.

Ca me donne envie de revenir en Corée.

RépondreRépondre

Francoise dit :

Bonjour Guillaume,
revenir en Coree…ou retourner en Coree…il semble bien que vous n’en soyez pas completement reparti…ce qui est bien normal pour qui aime ce pays

Jerome,
je constitue actuellement une "base de documentation" pour la liste de diffusion d’un Cercle etudiant franco-coreen ( Cercle etudiant Chungdae-Kaist)( Daejeon )

Me permettez-vous d’y mettre votre dossier ( avec ses references bien sur)?

Cordialement
Francoise

RépondreRépondre

Jérôme dit :

Bonjour Françoise,

Je suis bien évidemment heureux que ce que je fais ici puisse être utile à d’autres. Je ne suis pas bien sûr de comprendre ce qu’est mon dossier : le blog en entier, certains articles, autre chose ?
Vous pouvez me contacter pour en discuter par l’intermédiaire du formulaire sur ÉduFLE (en suivant le lien de mon nom).

Encore merci. ^_^

RépondreRépondre

celine dit :

Bonjour,

Suite à vos commentaires, je me suis dit que j’allais commander ce livre pour le lire !
Mais…tous les libraires semblent ne plus disposer de ce livre. J »ai pu lire tirage indisponible, épuisé…
Pensez-vous qu’il sera retiré ?

RépondreRépondre

Jérôme Carujo dit :

Effectivement, à 228,34 euros le livre d’occasion (tel que vu aujourd’hui sur Amazon), ça refroidit les ardeurs. Dans ce cas, je conseillerais La Corée, terre des esprits qui reprend La Corée : Chamanes, montagnes et gratte-ciels en plus synthétique, mais richement illustré de magnifiques photos. Il est d’ailleurs conseillé par Guillaume quelques commentaires plus haut.

RépondreRépondre

Jade dit :

sa pauvrete explique sans doute le comportement des passants heu commen ça ? ;)

RépondreRépondre

Laisser un commentaire

Connect with Facebook

XHTML:Vous pouvez utiliser ces balises HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>