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Depuis maintenant 2 mois, je suis les cours de coréen au Centre Culturel Coréen de Paris, et je n’en ai toujours pas parlé ici….
Ce qui est très significatif du retard que ce blog a pu prendre.
Je m’étais remis pour la énième fois à apprendre le coréen, en autodidaxie (c’est à dire seul, sans supervision d’un tuteur), en suivant le manuel Korean through English, méthode par ailleurs bien pensée. Mais apprendre seul a des limites : motivation qui se met parfois en berne (d’où la énième fois), absence — sauf schizophrénie déclarée — de dynamique de groupe, etc.
Bref, j’ai senti qu’il serait bon de s’inscrire dans un cours, et ce malgré deux expériences précédentes au bilan allant de négatif à passable[1].
La deuxième session d’inscription aux cours de coréen du Centre Culturel approchant, je me suis décidé à voir s’il me serait possible d’accrocher un wagon en cours de route.
Après quelques discussions, on m’a conseillé de voir si je pouvais suivre le cours de débutant qui avait commencé il y a 4 mois. À mon grand soulagement, après un peu de travail personnel (le manuel utilisé étant différent) j’ai pu constater que ce cours correspondait à mon niveau.
Le rythme est de deux cours de 1h30 par semaine (le mardi et le jeudi), la méthode utilisée est Hangugo 1 de l’Université Nationale de Séoul, publiée par MoonJin Media. C’est une bonne méthode, facilement utilisable en auto-apprentissage. Un point négatif est le manque d’activités d’expression. On reste dans le structurel, la compréhension (écrite et orale), mais — alors que nous sommes déjà à la leçon 12 — toujours pas de jeux de rôles, ni d’expression écrite créative. Dommage.
Pour ce qui est du cours, il y a beaucoup de répétition en groupe, des questions à chacun (avantage, tout le monde parle ; inconvénient, ça prend du temps si tout les élèves sont présents) et parfois des devoirs qui permettent justement de combler l’absence d’activités d’expression orale ou écrite.
J’y ai trouvé ce que j’étais venu chercher, à savoir un rythme régulier qui permet de maintenir ma motivation en dehors des cours et aussi une dynamique de groupe. Là il me faut souligner que c’est un groupe éminemment sympathique et motivé que j’ai rejoint. Les intérêts pour le coréen y sont très variés : il y a quelques hommes mariés à une Coréenne (je ne crois pas qu’il y ait de femmes mariées à un coréen, mais peut-être je ne suis tout simplement pas au courant), des personnes d’origine coréenne, des fans de k-pop (la pop coréenne, personnellement, ça me dépasse), des passionnés de cinéma coréen (là je comprends mieux), un amateur de paduk qui nous a quittés pour étudier ce jeu en Corée…
Les motivations et centres d’intérêt sont donc extrêmement variés et c’est très enrichissant que d’étudier dans un tel groupe.
De plus, aller en cours me permet de fréquenter le Centre Culturel Coréen régulièrement. C’est un endroit très agréable où il y a régulièrement des expositions d’artistes coréens contemporains. On y trouve aussi une bibliothèque très bien fournie, on peut y écouter les derniers disques de k-pop, y regarder KBS-world, ou encore y piocher diverses brochures et revues (dont l’excellente Culture coréenne).
Pour 30 euros le semestre, il aurait été dommage de passer à côté.
Notes
[1] J’y reviendrai. D’ici-là, mon conseil sera de ne pas attendre grand-chose de l’enseignement dans les instituts privés en Corée.











