À l’occasion de la saison culturelle coréenne en France « Corée au cœur », Paris Cinéma lève le voile du 27 juin au 11 juillet 2006 sur les œuvres méconnues de la jeune garde du cinéma coréen en pleine effervescence. Entre blockbusters et cinémas d’auteurs, découverte de toute la richesse et la vitalité d’une cinématographie et d’un pays.
Présenté dans le cadre de la saison « Corée au cœur »
Un programme très riche, mais pas encore définitif (manque les horaires).
Toute la richesse et la vitalité d’un cinéma aujourd’hui en plein renouveau. Une « nouvelle vague » qui, du polar au fantastique en passant par des films d’auteurs plus intimistes, témoigne d’un savoir-faire remarquable et d’une créativité unique dans le paysage mondial du cinéma contemporain.
Le programme :
Hommage à Im Sang-so, en sa présence
Lieux : MK2 Quai de Loire (19e arr.) et Fnac Forum (1er arr.)
Dans le cadre de Paris CinéCampus, Masterclass exceptionnelle de Im Sang-soo. Le lundi 3 juillet à 17h à la Fnac Forum (rencontre animée par Pascal Vincent de Alive)
- Girls’ Night Out, Im Sang-soo
- Tears, Im Sang-soo
- Une femme coréenne, Im Sang-soo
- The President’s Last Bang, Im Sang-soo
Cette fois-ci, il ne me faudra pas manquer The President’s Last Bang qui a été encensé par les critiques. Une femme coréenne et Girls’ Night Out semblent également des propositions intéressantes. Jamais entendu parlé de Tears.
Park Chan-wook, Bong Joon-ho, Kim Jee-woon Ryoo Seung-wan : les chefs de file du nouveau cinéma coréen
Lieux : MK2 Quai de Loire (19e arr.)
Bong Joon-ho, Park Chan-wook, Ryoo Seung-wan et Kim Jee-woon collaborent ensemble, partagent les mêmes thématiques, travaillent avec les mêmes techniciens et comédiens, à la manière de Coppola, Spielberg et De Palma à Hollywood dans les années 70.
Paris Cinéma présente les films inédits en France de ces cinéastes, à découvrir au MK2 Quai de Loire.
- Barking Dogs Never Bite, Bong Joon-ho
- Memories of Murder, Bong Joon-ho
- The Moon is what the Sun Dreams of, Park Chan-wook
- Trio, Park Chan-wook
- Joint Security Area, Park Chan-wook
- Sympathy for Mr Vengeance, Park Chan-wook
- Old Boy, Park Chan-wook
- Die Bad, Ryoo Seung-wan
- The Foul King, Kim Jee-woon
- Coming Out, Kim Jee-woon
Beaucoup de bonnes choses dans cette section.
Memories of Murder étant un film génial, The Host un film sympathique et bien fait, Barking Dogs Never Bite de Bong Joon-ho devrait être également intéressant.
Alléluia ! Deux films de Park Chan-wook que je n’ai pas encore vu : The Moon is what the Sun Dreams of et Trio. J’en salive d’avance. Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce réalisateur, je ne peux que conseiller l’excellentissime Sympathy for Mr Vengeance, le très bon Old Boy. Joint Security Area aurait pu être un bon film s’il n’avait pas été gâché par les scènes d’enquête onusienne, intrigue forcée et mauvais jeu d’acteur.
Die Bad est entouré d’échos positifs, mais personnellement inconnu.
The Foul King est une comédie vraiment moyenne et peut s’éviter sans regret. Du coup, je risque d’esquiver Coming Out alors que c’est peut-être très bien. Tant pis.
Panorama Fiction
Lieux : MK2 Quai de Loire (19e arr.)
Une sélection de films, pour la plupart inédits en France, qui témoignent de la richesse de ce nouveau cinéma coréen.
- Adresse inconnue, Kim Ki-duk
- All For Love – The Most Beautiful Week of my Life, Min Gyu-dong
- Blood Rain, Kim Dae-seung
- If You Were Me, Film collectif
- If You Were Me 2, Film collectif
- Memento Mori, Kim Tae-tong et Min Gyu-dong
- My Sassy Girl, Kwak Jae-young
- Once Upon a Time in High School, Yu Ha
- La Pègre, Im Kwon-taek
- Peppermint Candy, Lee Chang-dong
- Rules of Dating, Han Jae-rim
- Take Care of my Cat, Jeong Jae-eun
- Turning Gate, Hong Sang-soo
- The Unforgiven, Yoon Jong-bin
- Welcome to Dongmakgol, Park Gwang-Hyeon
Là encore, une belle sélection.
All For Love – The Most Beautiful Week of my Life est une très bonne comédie romantique, sur le modèle de Love actually.
My Sassy Girl… Faut-il encore le présenter. S’il y a UNE comédie romantique à voir, c’est celle-là.
Peppermint Candy est un flashback qui remonte la vie politique de la Corée. Facile de s’y perdre si l’on ne connaît pas sur le bout des doigts l’histoire récente des « régimes autoritaires » [1] de l’après-guerre, ce qui est mon cas. Ce n’en devient pas un mauvais film pour autant, mais reste le sentiment de passer à côté de pans entiers du film.
Take Care of my Cat est un film très attachant sur la sortie de l’adolescence de 5 amies. Une vraie découverte de ce que peut être l’entrée dans l’âge adulte pour les coréennes, avec un traitement réaliste et un point de vue de femme sur les femmes. Ce qui change assurément du traitement machiste de la femme qu’ont nombre de réalisateurs coréens (Kim Ki-duk, Hong Sang-soo, …)
Alors que j’avais adoré La Vierge mis à nue par ses prétendants de Hong Sang-soo, j’ai été très déçu par Turning Gate. J’ai l’impression que ses films répètent la même formule qui fonctionne à l’étranger (et qui floppe lamentablement en Corée). Il rejoint ici Kim Ki-duk, et pour le coup, ce n’est pas nécessairement un compliment.
Welcome to Dongmakgol est un film génial, basé d’après une pièce de théâtre. On y découvre une Corée rurale, idéalisée, sans guerre, où l’on rêverait vivre. En ce sens, je rapprocherais Welcome to Dongmakgol du Fabuleux destin d’Amélie Poulain.
Je n’ai pas eu l’occasion de voir les autre films.
Panorama documentaire
Lieux : MK2 Quai de Loire (19e arr.)
Une plongée au cœur de la réalité coréenne traversée par la question de la séparation du pays depuis 1948.
- Le Match de leur vie, Daniel Gordon
- Pyongyang Robogirl, Jouni Hokkanen et Simojukka Ruippo
- Les Renaissances du cinéma coréen, Hubert Niogret
- Repatriation, Kim Dong-won
- Une délégation de très haut niveau, Philippe Dutilleul
Pour Le Match de leur vie, suivre le lien, j’en ai déjà parlé sur ce blog.
Repatriation est certainement LE documentaire à ne pas rater. Kim Dong-won est un cinéaste engagé qui parle des sujets que la Corée aimerait garder sous le tapis : les laissés pour compte du miracle économique coréen, ou, ici, de militants communistes qui ont refusé à travers leurs années d’emprisonnement au Sud de renoncer à leur idéologie. Bref, une autre vision sur ce qui fait la société coréenne.
Une délégation de très haut niveau jette un regard justement critique sur des hommes politiques belges (ils auraient été français, on aurait eu au moins autant d’imbécilité coupable à l’écran) qui prennent pour argent comptant ce que le régime coréen leur donne à voir lors d’un voyage à PyongYang.
Cinéma coréen hors frontière
Lieux : MK2 Quai de Loire (19e arr.)
Fictions et documentaires pour explorer la vie des Coréens hors de leurs frontières.
- Dear Pyongyang, Yang Yong-hi
- Grain in Ear, Lu Zhang
- In Between Days, So Yong Kim
- Linda Linda Linda, Nobuhiro Yamashita
- Go, Isao Yukisada
Ici, c’est très simple, je n’en connaît aucun. Si un lecteur plus averti peut laisser ses impressions…
Cinéma d’animation coréen
Lieux : MK2 Quai de Loire (19e arr.)
Au début des années 90, la Corée développe une véritable production de films d’animation, dont bon nombre connaît un succès international.
La Corée du Sud compte plus de 160 écoles d’animation, qui produisent la majorité des courts métrages du genre. L’AFCA (Association française de cinéma d’animation) vous propose de découvrir un florilège des meilleurs films d’étudiants d’animation, réalisés depuis 2003.
- AFCA : Animation coréenne
Cinéma expérimental coréen :
Lieux : Entrepôt (14e arr.) et Palais de Tokyo (16e arr.)
Ce sera l’occasion pour moi de découvrir l’artiste culte Nam June Paik.
Hommage à Nam June Paik
Hommage au pionnier de l’art vidéo décédé cette année, en quatre programmes.
- Nam June Paik et la télévision, Nam June Paik
- Nam June Paik et la performance, Nam June Paik
- Global Paik, Nam June Paik
- Nam June Paik et le monde, Nam June Paik
Carte Blanche à la Biennale d’art contemporain de Busan
Paris Cinéma accueille des films d’artistes produits par la Biennale d’art contemporain de Busan, en présence de Manu Park, son directeur.
- A Tale of Two Cities 1
- A Tale of Two Cities 2
Regards croisés…
Rencontre entre deux artistes : Kim Woojae, Coréen vivant à Paris, et Jean-Claude Rousseau, qui a filmé en Corée.
- Kim Woojae et Jean-Claude Rousseau, Jean-Claude Rousseau, Kim Woojae
Et vous, quels films conseillerez-vous ? Quels films avez-vous envie de voir ?
Notes
[1] Le régime autoritaire étant à la droite ce que la démocratie populaire est à la gauche : une dictacture qui ne dit pas son nom.
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