Non, je n’ai pas changé de nom ;P
My name is Kim Sam-Soon est le titre d’un drama qui a été très suivi en Corée en 2005, que j’ai fini de regarder récemment, et qui — contre toute attente — m’a plu.

내 이름은 김삼순 Nae ileumeun Kim Sam-sun
La série
Kim Sam-Soon[1], la trentaine, célibataire, un petit peu ronde (selon les critères coréens), vient de se faire larguer par son petit copain la veille de Noël[2].
Désespérée, elle s’enfuit pleurer toutes les larmes du monde dans les toilettes… pour hommes. C’est là où elle va rencontrer celui qui deviendra l’homme de sa vie 16 épisodes plus tard, après moult concours de circonstances et autres incroyables péripéties dues au sadisme talent des scénaristes coréens. Mais ce qui fait la force de la série, c’est qu’une fois la machine en route, le scénario paraît sinon réaliste du moins plausible. Et qu’après 4 épisodes, j’étais tombé accro et j’attendais pas double dose quotidienne pour savoir ce qui allait bien pouvoir se passer. Vous voilà prévenu si vous comptez vous y mettre.
Au moins, vous ne serez pas tout seul avec cette dépendance : l’audience en Corée est passée de moins de 20% au premier épisode à plus de 50% pour le dernier. 24 millions de Coréens ne peuvent avoir tort.
Pour ceux qui ne connaissent pas les dramas, et qui s’apprêtent à être moqueurs (si, si, j’en vois dans le fond), clarifions tout de suite un point : les dramas sont des miniséries, pas des soap-opéras. Composés le plus souvent d’une vingtaine d’épisodes d’une heure, ils bénéficient de moyens plus que conséquents (d’autant plus que, du fait de la vague coréenne en Asie, ils se vendent très bien à l’étranger). On est donc devant des productions de qualité, tant sur le plan de l’écriture que de la réalisation. En ce qui concerne le choix des acteurs, je mettrais toutefois un bémol, car certains semblent parfois choisis plus pour l’argument marketing qu’ils représentent que pour leurs qualités de comédien.
Je profite d’ailleurs de l’occasion pour décerner le premier trophée « Christophe Lambert » de l’acteur inexpressif à Daniel Henney dont le jeu d’acteur (et le rôle) s’arrête au sourire séducteur. Rien à redire sur le reste des comédiens.
Je n’ai que de bonnes choses à dire de cette série. Le scénario est enlevé, les situations drôles, le rythme entraînant. Les personnages secondaires sont tous développés et en deviennent attachants. J’ai même fini par aimer la musique, c’est dire…
En tant que Français, on pourra s’inquiéter de la représentation de la haute cuisine française qui nous est offerte ici : Kim Sam-Soon a appris la pâtisserie au Cordon Bleu (une école de cuisine qui est très connue à l’étranger — elle est d’ailleurs aussi présente à Séoul —, mais beaucoup moins en France), et elle travaille dans un restaurant Hippopotamus. Beurk.
Le premier épisode
Les 20 premières minutes du premier épisode. Mes excuses pour la qualité médiocre de la vidéo : Google Vidéo n’arrivant pas à l’encoder correctement, j’ai dû utiliser un autre service moins performant.
Les crédits
- Réalisé par
- Kim Yoon-cheol (김윤철)
- Scénario de
- Kim Do-woo (김도우)
- Avec
- Kim Seon-ah (김선아)
- Hyeon Bin (현빈)
- Jeong Ryeo-won (정려원)
- Daniel Henney (다니엘 헤니)

- Titre international : My Name is Kim Sam-Soon / My Lovely Sam Soon
- Genre: Comédie romantique
- Épisodes: 16
- Chaîne : MBC
- Diffusion : 01/06/2005 au 21/07/2005 (les mercredis et jeudis)[3]
Ailleurs sur la toile
- En coréen
- En anglais
- En français

Notes
[1] Équivalent coréen de Cunégonde ou de Gertrude, le prénom pas facile à porter.
[2] La veille de Noël n’est pas une fête familiale en Corée, mais une soirée à passer entre amoureux.
[3] 수목드라마 de 수요일 (mercredi), 목요일 (jeudi), et 드라마 (deulama, drama) ; l’autre étant le 월화드라마, les lundis (월요일) et mardis (화요일).
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