Amateurs de bon goût, vous pouvez passer votre chemin, car aujourd’hui, on s’intéresse à la musique trot, particulièrement populaire chez les 50 ans et plus.
Le trot (트로트) est assurément une musique indémodable (les mauvaises langues diront que c’est parce qu’elle n’a jamais été à la mode, mais ils auront tort). Selon Wikipédia, en datant d’avant la colonisation japonaise (1905), ce serait la forme la plus ancienne de musique populaire coréenne. Le nom proviendrait du style musical foxtrot, mais que celui-ci ait commencé en 1914 aurait tendance à plomber la crédibilité de la phrase précédente.
J’en ai pour ma part entendu dans les couloirs de certaines stations de métro, mais le vendeur coupable n’avait que des cassettes sur son étal (révélateur de la tranche démographique à laquelle appartiennent ses clients) et je n’avais donc pu en acheter.
Il paraît que c’est très également populaire dans les cars des voyages organisés coréens (une expérience à tenter donc). Et je suis sûr que de pouvoir en chanter une dans un 노래방 ne pourra forcer que l’admiration de ma belle-famille. ^_^
On va commencer en douceur avec un dénommé 김선중, si je ne m’abuse, qui profite de l’occasion pour nous montrer sa garde-robe : oh ! quelle jolie veste jaune.
Vous êtes encore là ? Et vous en voulez encore ? Mazette…
Un peu comme le baroque a donné le rococo, le trot nous a donné le pponjak : on prend la même base, mais on surcharge le tout jusqu’à l’écoeurement.
Le plus brillant des représentants de ce style est E Pak-Sa (이박사) qui nous gratifia, il y a déjà 10 ans de ça, d’une aussi divertissante que fatigante Encyclopédie du pponjak. Accrochez les ceintures…
Pour en écouter plus :
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