Hier s’est tenue la première des conférences programmées par le Centre Culturel Coréen dans le cadre de son cycle « Culture et civilisation coréennes ».
Au programme : André Fabre, avec pour mission de revenir soixante minutes chrono sur 5000 ans d’histoire coréenne :
Depuis la nuit des temps, un groupe de tribus « altaïques » s’établit dans la péninsule coréenne et le nord de l’actuelle Mandchourie jusqu’au fleuve Liao. Ces tribus se transformèrent en trois royaumes et l’un deux, Silla, finit par unifier la péninsule en 668. Depuis cette date et jusqu’en 1910, la Corée, du Yalou au détroit de Corée, demeura unie en dépit des changements de dynastie et invasions (mongole, japonaise et mandchoue). Annexé par le Japon de 1910 à 1945, le Pays du Matin calme, victime de la guerre froide, se retrouva divisé en deux. Mais, à l’heure actuelle, entre ces deux « États qui venaient du froid », s’amorce le dégel.
Tout ça en une heure ? On ne pourra pas accuser les organisateurs d’un quelconque manque d’ambition.
J’ai réussi à me libérer pour assister à cette conférence et enregistrer cette performance avec mon tout nouveau Zoom H2.
Tellement nouveau que je me suis superbement emmêlé les pinceaux et qu’il est resté pendant une heure en position de calibrage son.
Le drame ?
En fait, pas vraiment.
Ça m’évitera plutôt d’avoir à écouter de nouveau la conférence…
Car — il faudra bien l’avouer — André Fabre n’est pas le plus grand des orateurs : il fallait sérieusement s’accrocher (et avoir déjà de bonnes bases sur l’histoire de la Corée) pour suivre un exposé où l’on passait des invasions japonaises du XIIe siècle à la guerre de Corée dans un même souffle, où les noms de pays étaient régulièrement intervertis, et le contexte de plusieurs événements obscurs tenus pour acquis.
Alors, pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus, il resterait à acheter son Histoire de la Corée ? Ou pas…
Je conseillerais quant à moi Korea, Old and New : a History. En anglais donc, mais qui semble faire l’unanimité chez les universitaires anglophones.
Sinon, et en vrac :
- Beaucoup de monde, la salle du bas était trop petite. Mieux vaut prévoir arriver avec pas mal d’avance.
- Un regret : je n’ai pas demandé comment on peut parler de « Corée » et de « coréens » (et, à plus forte raison, de nationalisme coréen) dès une époque où ce concept géopolitique n’existait pas puisqu’il s’agissait de trois royaumes (et d’une fédération) rivaux.
- Il me semble que l’équipe du CCC ait enregistré la conférence. Avec un peu de chance, on pourra retrouver ce cycle sur Internet…
- Ce cycle de conférences devrait donner de grandes choses et j’irai à d’autres conférences.
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