Bienvenue sur Entre France et Corée !
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Pour apprendre le vocabulaire, il existe différents systèmes, dont 2 sont particulièrement utilisés en autoapprentissage :
- Les listes (organisées ou non par thématique, par fréquence, par catégorie grammaticale). C’est le carnet de vocabulaire que nous faisaient faire nos professeurs de langues au collège, l’intérêt du carnet étant, pour eux, de pouvoir vérifier sa bonne tenue à défaut de son utilisation. Car c’est son utilisation qui montre les limites de l’approche : le vocabulaire appris et restant à apprendre étant au même niveau, on n’est pas amené à se concentrer plus sur les mots qui nous échappent.
- Les flashcards, lesquelles, pour des raisons qui m’échappent complètement, n’ont pas un équivalent dans la langue française. Il s’agit de cette petite carte (souvent en bristol) avec d’un côté le mot en langue cible (pour nous, ce sera le coréen) et de l’autre sa traduction en langue maternelle. L’avantage est qu’une fois un mot su, on peut facilement mettre sa carte de côté pour se concentrer uniquement sur les autres.
Voilà qui est déjà plus efficace. Mais il est possible de faire encore mieux et c’est ce que je vous invite à découvrir.
On a vu que les flashcards sont un moyen de mémorisation à travers une répétition espacée dans le temps.
Il se trouve qu’un scientifique allemand, Sebastian Leitner, a démontré dans les années 70 qu’il était possible de maximiser le système en classant les cartes en différents groupes correspondant à notre facilité de remémoration.
C’est le système Leitner et en voici le fonctionnement :
Nous testons nos connaissances avec les cartes d’un groupe. Si nous nous rappelons le sens d’un mot, nous mettons sa carte dans le groupe suivant, dans le cas contraire, nous la mettons dans le tout premier groupe. L’intervalle entre chaque test augmente avec les groupes.
Pour donner un exemple concret, les délais proposés n’étant que des indications :
Nous avons 4 groupes. Le groupe 1 correspond aux mots que nous connaissons mal, le groupe 4 à ceux que nous maîtrisons bien. Nous allons vérifier les mots du groupe 1 tous les jours, ceux du groupe 2 tous les 3 jours, ceux du groupe 3 toutes les semaines et le groupe 4 tous les mois. Si nous vérifions le vocabulaire du groupe 1, les mots que nous connaissons sont promus dans le groupe 2 et seront donc testés de nouveau quelques jours plus tard ; les mots connus du groupe 2 passeront dans le groupe 3, ceux du groupe 3 dans le 4 et ceux du 4 pourront être considérés comme définitivement sus et maîtrisés.
À l’inverse, les mots des groupes 2, 3 et 4 dont le sens nous échapperait retourneraient directement dans le groupe 1.
Ainsi, vous passez plus de temps sur les mots qui vous posent problème, vous travaillez la mémoire à court terme, mais aussi à long terme. Le résultat : un travail de mémorisation plus efficace.
C’est ce système qu’on peut retrouver dans des logiciels d’apprentissage de langues (ou des sites comme Quizlet et FlashCardExchange), mais je trouve les cartes en bristol plus pratiques, car toujours avec soi : 3 minutes à attendre le bus ? 3 minutes de révision. 15 minutes d’attente à la poste ? 15 minutes d’apprentissage. 3 heures de queue à la préfecture ? Euh… on ne va pas pousser non plus, là, je prends ma Nintendo DS.
Merci à Wikipédia pour le superbe schéma et la base de l’article, et merci surtout à ma collègue Évelyne qui m’a expliqué le système en premier lieu.












