16 juin 2008

Une des (multiples) difficultés que je rencontre dans l’apprentissage du coréen est l’éloignement total du vocabulaire de celui des langues indo-européennes
C’est ainsi qu’au premier abord, les mots peuvent sembler être constitués d’une suite de syllabes aléatoire.
Puis, petit à petit, on se rend compte que certaines syllabes reviennent régulièrement dans certains champs lexicaux et on commence à y associer un sens, de manière plus ou moins consciente.
Cela tient au fait que 60 à 70 % des mots coréens sont d’origine chinoise (on parle de mots sino-coréens), lesquels vont toujours pouvoir s’écrire en sinogrammes (hanja, ou kanji comme ils sont plus souvent connus en France). Il est possible d’associer un mot à ses racines chinoises, ce qui peut grandement en faciliter l’apprentissage.

Rapide revue du phénomène…

Prenons le mot 학 (hak) qui
학 : en hanja, 學, et qui signifie le savoir, l’apprentissage ou encore l’école.

De cette base, on va pouvoir composer les mots suivants :
학문 : 學問 le savoir + la porte demander = l’apprentissage
학과 : 學課 le savoir + la leçon = la leçon
학위 : 學位 le savoir + le statut, le rang = le diplôme
수학 : 數學 les chiffres + le savoir = les mathématiques
학교 : 學校 le savoir + l’école = l’école
학생 : 學生 le savoir + la vie = l’apprenant

Maintenant, reprenons ces deux derniers mots auxquels on va ajouter 大 대 (grand) pour créer
대학교 : 大學校 grand + le savoir + l’école = l’université
대학생 : 大學生 grand + le savoir + la vie = l’étudiant

On pourrait aussi remplacer grand par milieu 中 중, ce qui nous donnerait
중학교 : 中學校 le milieu + le savoir + école = le collège
중학생 : 中學生 le milieu + le savoir + école = le collégien

Reprenons 학 pour une autre transformation :
학자 : 學者 le savoir + ce qui a/fait = l’universitaire
Nous avions vu 수학 (les mathématiques), donc voilà le mathématicien :
수학자 : 數學者 les chiffres + le savoir + ce qui a/fait = le mathématicien

Magique, non ?
Non seulement le temps passé à rechercher les racines chinoises des mots s’avère extrêmement utile pour les mémoriser, je trouve cette plongée fascinante pour tenter de comprendre la façon de penser coréenne.

Cependant, tout n’est pas rose et il me faut pointer les limites de cette approche.
L’homonymie :
Les sinogrammes 嗀 嗃 嚛 壑 奭 学 學 斈 涸 狢 瘧 皬 确 虐 謔 郝 鶴 鷽 鶴 se prononcent tous 학 (hak) et si plusieurs sont dérivés du même caractère (et prennent donc un sens proche), les autres vont signifier des choses aussi variées que la colère, la fièvre, vrai, cruel, etc.
Bref, si on essaye de deviner le sens d’un mot en associant une syllabe à un sinogramme, la marge d’erreur sera grande.

La création de mots-valises :
L’autre piège consisterait à vouloir créer un nouveau mot à partir des caractères que l’on connaît. Par exemple, on sait que 약 (yak) veut dire le médicament. On se dit «Facile, le pharmacien est celui qui fait les médicaments : 약자 ». Raté, c’est 약사 (même si on a bien un 약학자, où l’on retrouve notre 학, mais qui me semble bien moins courant).

J’avais repéré un excellent ouvrage pour travailler cette approche. Il s’agit de Chinese Characters, a Radical Approach que ma très bonne amie Da-Young a eu la gentillesse de m’offrir lors d’un séjour en Corée (다영, 너무 고마워요 ^^)
Chinese Characters, a Radical Approach

Disponible dans les grandes librairies sur Séoul, il est également possible de le commander via Seoul Selection pour 40 000 wons (frais de port en plus).

Et si vous ne souhaitez pas investir dans un livre, vous avez toujours un dictionnaire en ligne des hanjas.
Attention cependant, il me paraît bien moins complet que Chinese Characters, a Radical Approach et, surtout, n’offre pas des explications sur les glissements de sens qui auraient pu s’opérer.
Je ne l’utiliserais donc qu’avec précautions.

Ce billet a été écrit le Lundi 16 juin 2008 à 13:41 et est rangé dans la catégorie Apprentissage du coréen. Vous pouvez suivre les commentaires de ce blog en vous inscrivant au fil RSS des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire, ou un rétrolien depuis votre blog.

19 commentaires to “Attaquer le vocabulaire coréen à la racine !”

Pierre dit :

La méthode parait très intéressante mais j’avoue qu’elle me fait un peu peur vu le mal que j’ai à mémoriser le coréen qui est « simple » comparé au chinois si obscur pour le non-initié… Mais il faudra que j’essaye.

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Caroline dit :

J’ai plongé dans les kanji avec enthousiasme quand j’ai voulu progresser en japonais. J’avais un minuscule niveau assimil, mais qui nous avait permis de nous débrouiller au Japon (« peut-on avoir un petit déjeuner ? », « combien coûte le billet de train ? » suivi bien sûr de « oh pas le TGV, c’est trop cher ! »), en bref ce qui fait le sel d’un voyage. Donc, au retour, j’ai voulu faire mieux après avoir entendu les mêmes arguments en faveur des idéogrammes. Mais à l’autopsie…

On est souvent à contresens (par ex confondre la cause et la conséquence) car il n’y a pas de syntaxe pour éclairer les relations intra et inter-kanji ; interpréter demande beaucoup d’habitude des traits composants (même si 200 idéogrammes suffisent, paraît-il, pour lire le journal).

L’autre difficulté, que tu montres bien, est celle des homonymes ; et encore, nous ne nous préoccupons pas des tons mais seulement du phonème… Autre pb : il est fréquent d’additionner deux kanji en un 3e qui ne se prononce pas en continuité, même dans le cas idéal où on en comprend le sens (aujourd’hui = jour + maintenant/ ima = nichi + kyo, si mes souvenirs sont exacts).

J’ai à l’époque mis trop d’énergie dans cet apprentissage, au détriment de mes petites phrases simplettes, et sans communiquer mieux. J’ai surtout eu l’impression d’empiler les difficultés. Le chinois est certes difficile, mais on y « économise » les pbs de conjugaison et de syntaxe. En japonais, on multiplie les défis en superposant tous les systèmes. Je crains qu’en coréen, quand on quitte le hangeul, on n’ait affaire aux mêmes mécanismes. N’était-ce d’ailleurs pas la raison-même de la création du hangeul ?

Il paraît que les Coréens utilisent les kanji comme « sténo d’idées ». Est-ce indispensable pour progresser ? Le crois-tu ? et qu’en penses Eun-Ji ?

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Jérôme dit :

@Caroline : En fait, je me suis mal exprimé sur l’utilisation que je fais de l’origine chinoise des mots : je n’essaye pas d’apprendre leur écriture en hanja, donc encore moins de voir quels radicaux composent tel ou tel caractère…
C’est beaucoup plus simple : quand j’apprends un mot, je note à côté sa signification décomposée.
Par exemple :
학문 l’apprentissage (le savoir + la porte)
대학생 l’étudiant (grand + le savoir + la vie)
Ce qui me facilite la mémorisation de nouveaux mots comme
동대문 Dongdaemun (Est + grand + la porte : La grande porte de l’Est) puisque je connais déjà deux caractères sur trois.

De la même façon, associer 냉 à froid facilite la compréhension de 냉장고 (le frigo), de 냉면 (les nouilles froides), etc.

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Daegann dit :

Disons que c’est a peut près la même idée (grossièrement hein) que d’étudier le latin et d’en retrouver ses racines dans les mots français actuel. C’est interessant et on peut s’amuser a décomposer des mot (comme en latin, Bio- (la vie), -logie (l’étude), Bio- , -graphie (l’écriture), etc) et ça peut éventuellement être un moyen memotechnique de retrouver le sens d’un mot qu’on ne connais pas ou qu’on a oublier. Mais dans l’ensemble, je ne pense pas que ce soit essentiel (mais ça peut donc donner un petit coup de pouce).

Ah et en ce qui concerne « En japonais, on multiplie les défis en superposant tous les systèmes. Je crains qu’en coréen, quand on quitte le hangeul, on n’ait affaire aux mêmes mécanismes. N’était-ce d’ailleurs pas la raison-même de la création du hangeul ? ».

Non, la raison de la création du hangeul est l’accès de la lecture et de l’écriture à tous. Avant l’invention du hangeul, il n’y avait que les idéogrammes chinois. Donc on écrivait et on lisait idéogramme mais on écrivait pas coréen si on peut dire. Une fois le hangeul créer, il est resté un temps (même encore maintenant dans certains journaux) où le hangeul cotoyait le hanja. En tout cas ce n’est pas comme au japon ou les deux système cohabitent completement. On pourrait dire que le hangeul à remplacer les idéogrammes pas qu’il les complètes.

« L’autre difficulté, que tu montres bien, est celle des homonymes ; et encore, nous ne nous préoccupons pas des tons mais seulement du phonème… »

Là aussi, je ne sais pas comment c’est en japonais mais si je ne me trompe pas, les mot sino-coréen peuvent s’écrirent en hanja mais le mot, une fois retranscrit en hangeul aura toujours la même prononciation.

– Daegann -

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Caroline dit :

Moi aussi, j »aime bien l’étymologie et ses apports (mémorisation, sens, etc.). Mais elle peut aussi alourdir (la mémoire) et déformer (le sens). Par ex : « grand + savoir + la vie », ce pourrait tout autant être le professeur, la mémoire, l’expérience, la médecine, le souvenir … J’ai du mal avec l’articulation des concepts ; je ne trouve pas cela très évident.

En parlant de la création du hangeul, j’entendais l’idée d’échapper à la fracture culturelle de l’époque = « l’accès de la lecture et de l’écriture à tous ». Cela n’a pas empêché que l’avantage acquis perdure encore quelques centaines d’années. Dans « Corée Voyageurs au Pays du matin calme », un diplomate français des années 1890 raconte comment les européens apprenaient le hangeul, et comment les diplomates coréens faisaient semblant de ne pas comprendre leurs messages.

Les Japonais ont moins bien résisté culturellement que les Coréens. Les idéogrammes ont deux lectures, l’une en japonais, dans la tradition de la langue orale d’origine, lorsque l’idéogramme est seul ou associé à l’écriture syllabique, l’autre en prononciation chinoise quand 2 idéogrammes sont associés. Sans compter les 3e prononciation ou + pour certaines associations. A l’oral, toutes ces prononciations sont indifféremment utilisées. Cela fait double volume de vocabulaire …

Pour en revenir à l’idée de « sténo de concepts », j’y ai pensé en voyant une collègue japonaise qui pestait chaque fois qu’elle devait écrire en mots entiers, français, anglais ou japonais. Un peu comme nous lorsque nous devons écrire en toutes lettres le montant d’un chèque. Cela me donne l’impression que les chiffres sont nos idéogrammes : partout on les trace sans ambiguïté, alors que prononcés ou « rédigés » dans nos langues respectives, plus personne ne comprend. SoYoung nous a laissé entendre que les Coréens se servent d’idéogrammes pour signifier rapidement une idée ou un nom (Kim « le doré », « en or » par ex).

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kitty_3264 dit :

C’est très intéressant !!!

En fait je voulais vous corriger…

« 학문 : 學問 le savoir + la porte = l’apprentissage »

En fait 問 signifie à ma connaissance « demander ». Le caractère est composé de la porte (門) + la bouche (口) = demander

Et pour 學… je ne sais pas si ça signifie en fait plutôt « apprendre » au lieu de « savoir ».

(je pense qu’en fait il faudrait vérifier dans un dictionnaire)

J’ai vérifié (dans un petit dictionnaire, mais bon je doute quand même de moi…) : 學 = apprendre, le savoir

學問 = le savoir, l’instruction, la connaissance… je ne sais pas si ça signifie apprentissage…

Enfin bon c’est le sens en chinois, après en coréen je n’en sais rien du tout…

Mais je trouve que c’est une très bonne idée pour retenir les vocabulaires… moi aussi je fais comme ça, mais après je trouve que ça n’est pas bien car je m’attache trop au caractère chinois, je compare toujours par rapport au chinois, et je finis par oublier que je suis censée retenir le mot en coréen.

Enfin bon, chacun son truc ! =)

(en espérant que je n’ai pas trop raconté n’importe quoi… bon courage pour la suite !)

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Koyangi dit :

Ouh là, j’ai affaire à plein de linguistes ici et la route me semble bien longue pour apprendre le coréen ! J’aimerais néanmoins te remercier Jérôme pour ton article sur les bristols, je trouve que c’est beaucoup plus facile d’apprendre le coréen de cette manière.

J’enrage parce que lorsque je suis arrivée en Suisse à l’âge de 5 ans, je parlais parfaitement le coréen et pas un seul mot de vocabulaire me dit quelque chose à présent ! C’est comme si j’avais verrouillé cette partie dans ma mémoire et que j’avais jeté la clé ! Pire que ça, je n’ai jamais eu de problèmes pour apprendre l’anglais, l’allemand et l’italien, mais le coréen, je bloque… !

Enfin, lorsque j’en serais à l’étude du Kanji, je te ferai signe ! ;o) Merci en tout cas pour tes articles instructifs et toujours intéressants !

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Jérôme dit :

@kitty_3264 : Merci kitty_3264 ^^ Tu as parfaitement raison, c’est corrigé.Tu vas beaucoup plus loin que moi dans la recherche sur les racines chinoises des mots.
Pour ma part, je me contente d’écrire la signification de chaque syllabe au dos des flashcards, sous la traduction du mot…

@Koyangi : Parmi les adoptés coréens que je connais, il y en a qui ont pu réapprendre le coréen très facilement et d’autres qui, comme tu le dis, ont verrouillé cette partie de leur mémoire.
Il faudrait que je trouve un livre sur ce phénomène intriguant (et rageant).

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Daegann dit :

Je connais un coréen qui est dans le cas inverse… Il est né en france et y a grandit avec ses parents jusqu’à l’age de 7 ans avant de retourner en Corée. Aujourd’hui il a la 20aine et il est de nouveau en france mais il ne se rappel plus du français et il lutte pour réapprendre…

– Daegann -

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kitty_3264 dit :

En fait c’est parce que je suis d’origine chinoise et puis je prends des cours de chinois depuis que je suis petite, c’est donc la raison pour laquelle je comprends le mot en chinois, mais pas en coréen hahaha…

Mais j’ai suivi des cours de coréen cette année au Centre Culturel Coréen, mais j’ai dû arrêter car j’avais raté quelques cours…

(oh et j’avais lu que vous n’aviez pas pu vous inscrire pour les cours là-bas, et j’ai vu sur le site internet que les inscriptions se feraient en juillet) :

« Infos sur inscription aux cours de coréen
Pour tous les cours de coréen et les ateliers (2008/2009), les inscriptions auront lieu exclusivement sur place au Centre Culturel Coréen du 2 au 4 juillet, de 10h à 12h30.
L’inscription se fait dans la limite des places disponibles et ne devient effective qu’après réception des frais d’inscription. (30euros)
Les horaires des cours et des atliers seront fixés très prochainement.  »

Donc j’espère qu’un jour je pourrais comprendre le coréen comme le chinois hahaha (même si mon chinois n’est pas top non plus ahahhaha)

Courez dès le premier jour pour vous inscrire !
Campez si vous le pouvez hahaha !

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Daegann dit :

Oui, c’est aussi mon conseil ( http://shadowrun.over-blog.com/article-20479919.html <= Avec mes impressions sur les cours du centre culturel)

– Daegann -

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Caroline dit :

Merci à Daegann et à Kitty pour les dates et les horaires du CCC. Je vais essayer, car du côté de Philotechnique, rien n’est joué. Le cours total débutants aura lieu au premier semestre, mais celui du second semestre n’est pas encore confirmé … En espérant au CCC ne pas subir les mêmes aléas que Jérôme…

Pour en revenir à la discussion, merci Kitty de tes explications sur les idéogrammes. Tu as parfaitement illustré ce que je n’arrivais pas à expliquer clairement, quant à l’articulation du sens entre deux idéogrammes. Elle nous paraît très évidente quand on nous l’explique, mais quand on doit deviner, on part vite dans la dérive voire le contresens.

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Fabrice dit :

Annyong!

Je reviens faire un petit tour par ici après quelques temps d’absence.

Mea culpa je voulais vous donner ces quelques infos au niveau des cours au CCC un peu plus tôt.
Le planning des cours a été figé la semaine dernière.
Je n’ai malheureusement plus le tableau avec les horaires mais en gros ça donne:

– 3 classes de débutants dont 2 commenceront en Octobre.
– 2 classes niveau moyen (faux débutant)
– 1 classe niveau avancé (débutant avancé)

A noter que la plupart des cours commencent désormais à 18h mise à part 1 ou 2 cours débutant.

Attention: cette année, le CCC privilégie les élèves qui suivent actuellement des cours et leur permet de se réinscrire avant la date du 2 juillet. Ainsi, les élèves de mon groupe ont pu se réinscrire la semaine dernière.

Visiblement, les 2 groupes niveau moyen sont déjà pris d’assaut et vont très probablement afficher complet avant l’ouverture des inscriptions aux « externes ». En effet, il y a eu beaucoup d’élèves assidus au niveau débutant cette année.
L’horaire du groupe avancé (à priori à partir de la leçon 6 du 2ème livre Hangugo de Seoul National University): les mercredis soir de 18h à 20h.
Avancé correspond toujours à un niveau débutant je vous rassure.
Si les horaires peuvent vous convenir, je pense que ce sera le seul groupe qui affichera des places disponibles la semaine prochaine. Sinon, en campant devant le CCC effectivement, il devrait y avoir une petite chance de rejoindre un groupe débutant. La par contre, on repart de zéro.

Je vous tiens au courant si j’ai d’autres infos!

Fabrice

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Fabrice dit :

Bonjour à tous,

Après avoir parcouru le site de l’école AAA, j’ai découvert avec surprise qu’il y avait des cours d’été intensifs en coréen ce mois d’août.
2h par soir, 5 jours par semaine, pendant 2 ou 4 semaines!
Après vérification, mis à part pour le niveau débutant, ces cours ont été annulés faute d’inscrits.
C’est bien dommage… il faut dire que la communication était très discrète.

Sinon, pour se consoler, il y a des cours réguliers qui devraient recommencer en Septembre avec toujours comme pré-requis un nombre de candidats suffisant. A priori, 3 personnes serait un minimum pour ouvrir le cours niveau moyen (mardi de 19h à 21h30).
J’ai laissé mes coordonnées pour une pré-inscription.
Y a t-il d’autres amateurs? Les anciens élèves?

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Sites pour apprendre le coréen | Entre France et Corée dit :

[…] terminer sur le vocabulaire, je vous invite à découvrir comment je me sers de la racine chinoise de nombreux mots coréens pour les mémoriser plus […]

Myeong dit :

Voici un post que je viens de découvrir par hasard (grâce au lien sur le post « sites pour apprendre le coréen » et que j’avais manqué pour une raison obscure…

Pour avoir maîtrisé le chinois il y a quelque temps déjà (vive l’auto-appréciation) il y a quelques points sur lesquels je vais donner mon avis…

En ce qui concerne 學 c’est vraiment plus au premier sens du terme l’apprentissage, et même le processus d’apprentissage en lui-même. C’est vrai qu’il a aussi acquis le sens de savoir, mais c’est plus secondaire ; pour le savoir on parlera plutôt de 知(지) en chinois classique (et aussi moderne en fait…).
Donc on va plutôt analyser chaque mot composé comme « l’apprentissage des nombres » pour les maths, ce qui correspond davantage à la discipline ; car 數學(수학) désigne vraiment la discipline, c’est un mot créé par les Japonais lors de l’ère Meiji pour l’adaptation locale des concepts de disciplines scolaires propres (et qui s’est depuis répandu en Chine et en Corée)

En ce qui concerne 中學校 (중학교), 中學生 (중학생), c’est plutôt le secondaire dont il est question (donc collège + lycée) plutôt que le collège.

Le suffixe 生(생) quant à lui, s’il signifie aussi « la vie » et « donner naissance », dans ce cas-ci il fait office de suffixe qui, après un domaine, discipline, etc., a le sens de novice, d’étudiant novice, à l’inverse de 者(자), qui désigne quelqu’un dont c’est la profession ou qui a maîtrisé le domaine (opposition 學生-학생-étudiant et 學者-학자-lettré). Il y aura aussi 師(사), le maître, qui a parfois en plus la notion d’enseignant, de celui qui professe et transmet les connaissances, ce que n’a pas 者.

On voit ça d’ailleurs dans 藥師(약사), ou 사 est plus respectueux, démontrant que le pharmacien/herboriste sait faire des médicaments, ce qui a nécessité un long apprentissage, en tout cas généralement plus long que des professions en -자(者).

Je m’arrête là car je pourrais continuer longtemps… ;)

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Damien dit :

Bonjour,

Ce sujet est très interessant pour moi plusieurs titres, notamment pour me décider à entamer l’apprentissage de la langue coréenne.
J’étudie le japonais depuis un peu moins de 2 ans via le CNED. Si ce cours est plutôt bien fait, et les tutrices très disponibles et avenantes, il n’y a pas de réelles méthodes proposées pour casser la barrière des Kanjis. Je dis ça pour signifier que l’étudiant en japonais CNED doit investiguer et rechercher par lui-même sur ce point.
En ce qui me concerne, et avant mon inscription CNED, il m’a tout de suite été clair qu’un apprentissage par répétition de l’écriture du kanji n’était pas profitable (et vraiment pas intéressant). C’est au hasard d’une lecture de la BD « Tokyo est mon jardin » de Frédéric Boilet, que j’ai vu le protagoniste de la BD réviser ses kanjis avec un livre (que je croyais fictif!) « Les kanjis dans la tête » de Maniette. En cherchant plus avant, j’ai vu que ce livre existait, et j’ai appris par la même occasion, qu’un kanji n’était finalement qu’un composite de différents composants assemblés et arrangés dans un sens précis (et dans sens, il y a le sens/direction et le sens/signification). Après quelques mois d’étude des 300 premiers kanjis de cette méthode, je me suis rendu compte que la méthode avait ce défaut de ne pas coller à l’étymologie première des caractères présentés. C’est à dire, même si cette méthode d’apprentissage était plutôt efficace (associer une idée à chaque composant, et les lier en une histoire fictive, parfois farfelue, pour se rappeler du composite/caractère complet, un peu à la manière des orateurs de la grèce antique qui pour se rappeler de leurs dicours, s’imaginer re-visiter en pensée toutes les pièces d’une maison dans lesquelles ils auraient préalablement déposé des objets/idées), elle divergeait trop des origines culturelles qui avaient été à l’origine de la composition de ces caractères. Dès lors, j’ai laissé tombé cette méthode. C’est plus tard, en me mettant réeelement à l’apprentissage du japonais (et plus les seuls kanjis) qu’au détour d’un forum, je découvris un livre dont la méthode était similaire (étude du caractère par ses composants et par association d’idées) mais qui en plus proposait un « liant » culturel. Le bouquin est édité aux éditions Bonjinsha Tokyo et s’appelle « 2001 kanjis » de Joseph R. de Roo.Il y a pour les 2000 caractères de base les prononciations chinoises et japonaises ainsi que la décomposition et le liant culturel qui facilite la mémorisation.

Et le coréen dans tout ça ?
Hé bien, tout ce que je viens de lire des posts précédents me semble plutôt encourageant au regard de ma maigre expérience. Si les mots coréens sont, à l’origine, de simples compositions de caractères chinois, et si la prononciation elle même des parties de cette composition n’est qu’une juxtaposition de leur prononciation chinoise respective, alors ce que j’ai appris des kanjis japonais peut certainement me faciliter la tâche dans la mémorisation du vocabulaire coréen.

Est-ce que vous pouvez m’opposer votre propre expérience sur ce point?

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D. dit :

Je n’ai pas étudié le coréen (ce n’est pas l’envie qui m’en manque, juste le temps^^) mais j’ai longtemps étudié le japonais, surtout en autodidacte. J’interviens pour dire qu’il faut un peu démystifier les kanji. Certes, c’est difficile, mais ce n’est pas insurmontable. A vrai dire, de toutes les difficultés du japonais, je pense que c’est loin d’être la plus insurmontable. Les onomatopées, par exemple, me semblent plus difficiles.
Franchement, les kanji, c’est difficile pour on va dire les 500-700 premiers. Après ça se répète très souvent, surtout pour les lectures ON (ou la lecture d’origine chinoise). Maintenant, la pratique aide aussi. Il existe en effet pas mal de kanji qui ne servent que pour quelques mots mais comme il s’agit de mots courants, une fois sur place, on en a souvent besoin et donc on finit par les mémoriser.寮 ryô par exemple signifie « dortoir d’étudiants ». Quand depuis la France on le voit dans un dictionnaire, on se demande l’intérêt de l’apprendre. Mais quand on fait des études sur place et que l’on a besoin de trouver un hébergement dans un 寮, ben on le mémorise sans difficultés tout simplement parce que l’on n’a pas le choix. Pour apprendre les kanji, il faut passer par la phase rébarbative, à savoir faire des lignes et des lignes, respecter l’ordre du tracé etc… Mais il faut aussi de la pratique. Si l’on n’est pas sur place, imprimer des articles de presse, lire des livres… Car si on ne les revoit pas en contexte, on est presque sûr de les oublier quelques jours après. Quand on approche les 1000 caractères, c’est déjà beaucoup moins difficile. Mieux, ça vous simplifie la vie, car vous pouvez lire beaucoup de textes techniques sans dictionnaire.

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Laurent dit :

Bonjour,

Pour les heureux possesseurs d’iPhone, iPad ou iPod Touch, nous avons lancé cet été une application reprenant les 1800 caractères de base (900 au niveau collège, 900 au niveau lycée) que les étudiants coréens doivent maîtriser avant d’entrer à l’université, plus 2200 caractères complémentaires. Cette app est fondée sur une version mise à jour du Dictionnaire des caractères sino-coréens de Li Jin-Mieung et al.
Le lien vers l’app est ici.

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