Pierre en a parlé à de nombreuses reprises, Michael aussi, Daegann également.
C’est assurément LE film coréen de l’été 2008.
Et voilà que j’ai l’incroyable chance qu’il sorte la veille de mon retour en France (je suppose que c’est pour compenser le fait que je rate la sortie de l’iPhone 3G le même jour).
Je veux parler bien sûr de 좋은 놈, 나쁜 놈, 이상한 놈 ou, pour son titre français, de Le bon, la brute et le cinglé, le dernier opus de Kim Jee-Woon.
Et il faut avouer que ça aurait été très difficile de passer à côté tant la télévision coréenne nous bombarde de publicités et autres bandes-annonces en tous genres sur ce film.

좋은 놈, 나쁜 놈, 이상한 놈
Veille de mon retour oblige (et voyage qui s’enchaîne en direct à Québec), je ne trouve le temps que maintenant de poster ce billet… depuis la Belle Province.
Synopsis
Mandchourie, années 1930. Tae-gu, le Cinglé du titre, dévalisant un train transportant des officiels japonais, tombe sur une mystérieuse carte au trésor.
Le premier problème est que le train est également attaqué par l’impitoyable Chang-i (la Brute) et son gang de tueurs, lesquels sont à la recherche… de cette même carte.
Le deuxième problème est qu’arrive alors le Bon, Do-won, un chasseur de prime à la recherche de la Brute et du Cinglé dont les têtes sont mises à prix.
Ces trois-là ne se quitteront que pour mieux se retrouver pendant plus de deux heures rythmées, haletantes, jubilatoires… mémorables.

Affiches internationales de Le Bon, la Brute et le Cinglé
Mon avis
Il me faut le dire de suite : ayant vu le film en coréen non sous-titré, je n’ai pas tout compris, mais au vu des réactions du public (salle pleine pour la première séance du film, à 10 heures du matin un jour de semaine !), le script semble plein d’humour… (à noter que le film est diffusé avec des sous-titres en anglais au CGV de Yongsan, mais c’était trop loin pour que je puisse y aller). Mais, fort heureusement, le film s’apprécie déjà grandement sans les dialogues avec un scénario assez facile à suivre qui enchaîne des scènes d’actions toutes plus jouissives les unes que les autres au milieu de décors grandioses et de costumes hauts en couleur.
N’empêche : vivement la sortie en France pour que je puisse revoir (et encore revoir) ce film !
La performance de Song Kang-Ho, dans le rôle du cinglé, est une fois de plus mémorable et c’est lui qui porte le film, à tel point qu’on pourrait dire que « Plus réussi est le cinglé, meilleur sera le film ». Que les fans de Hitchcock se rassurent, la brute est très méchante, le bon étant, lui, assez lisse (mais n’est-ce pas là la malédiction de tous les gentils ?).
Le réalisateur a dit qu’il s’agissait du premier western spaghetti oriental (ce que j’appellerai western ramyen) or il s’est trompé : dans les années 60 et 70, il y aurait eu une demi-douzaine films de ce genre en Corée, dont Outlaw on a Donkey. Bien sûr, il est permis de douter que ces films, d’une autre époque, puissent rivaliser avec les moyens et le style très contemporain de Kim Jee-Woon, mais cela a éveillé ma curiosité et je serais heureux de pouvoir mettre la main sur une copie de ces films.

Crédits
- Directeur : Kim Jee-Woon (김지운)
- Acteurs :
- The Weird (윤태구) – Song Kang-Ho (송강호)
- The Bad (박창이) – Lee Byung-Hun (이병헌)
- The Good (박도원) – Jung Woo-Sung (정우성)
- Genre : Western ramyen
- Durée : 138 minutes
- Sortie : 17 juillet 2008 (Ouuuuuuaaaaaaaaais !)
Bande-annonce
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